Ateliers de métaphysique

Quelques notions préliminaires à propos des ateliers de métaphysique et de spiritualité pratique évoqués ici.

Quel travail partager en Ateliers de métaphysique ?

En partie libéré, par le Travail sur soi préalable, de nos conditionnements mentaux, il est possible d’accueillir en soi une compréhension fraîche et vibrante, susceptible de nous transformer de l’intérieur.

  • La prise de conscience, issue d’abord de l’émotion mystique et métaphysique pressentie, se structure ensuite à travers la pensée mentale (grâce au langage).
  • Elle s’étaye par le raisonnement, et se déploie dans une exploration émerveillée du Mystère du « Je suis »
  • Cela débouche naturellement sur des transformations intérieures, qui finissent par se traduire par des choix et des comportements différents dans la vie.

Notre intention, dans les ateliers de métaphysique, est de vibrer, de nous laisser « toucher » par la Vérité qui nous anime, afin de pouvoir l’incarner davantage dans notre quotidien.

Ce n’est donc pas une démarche d’intellectuels, même si elle demande de la concentration et de l’intelligence. C’est à la fois une démarche de cœur, et une démarche pratique, qui nous sollicite par corps-âme-esprit. C’est justement cette complétude qui est saine.

Cela se pratique à partir de la « page blanche », c’est-à-dire en pensant par soi-même, d’une manière sensible et pratique, mieux qu’en « croyant » à des théories dogmatiques et de manière seulement intellectuelle. Nous n’insisterons jamais trop sur ce point crucial.

Les Actes Opératifs qui s’envisagent naturellement au fur et à mesure des prises de conscience, en passeront donc d’abord par une longue réflexion, intime et profonde, sur l’Abstraction dirigeante (souvent à l’aide de la symbolique…et nous verrons que la symbolique ne fait que pointer vers la Géométrie, qui la dépasse de toutes parts).

Plusieurs formes de travail

Le déroulement des ateliers de métaphysique dépendra du sujet travaillé, de l’époque de l’année, et de l’évolution du groupe, de ses envies et inspirations diverses…

Plusieurs formes de travail sont possibles (une infinité en fait.. mais il faut bien commencer par quelque chose et se donner un peu de lisibilité au début) :

  • La plus classique (et un peu scolaire, il faut bien l’admettre) consiste à avoir lu et travaillé chacun de son côté un texte à caractère spirituel convenu à l’avance (et globalement, on progressera généralement dans l’ouvrage de façon linéaire), et que quelques volontaires partagent :
    1. leurs éléments de compréhension et leurs interrogations ou zones grises
    2. les raisons qui leur fait être plutôt en accord ou désaccord avec la Proposition. Ces raisons, nous irons plutôt les chercher dans des raisonnements sur l’Origine, plutôt que de recourir à des préjugés ou des ressentis approximatifs, toujours plus ou moins suspects d’être infectés par nos conditionnements égotiques. Notre travail n’a pas besoin de s’appuyer sur ce que d’autres ont dit, tels ou tels philosophes ou sages d’ici ou d’ailleurs (ici, la culture et les savoir sont plutôt encombrants). Il s’agit plutôt de remonter à la Source en pensant par soi-même. Ne vous inquiétez pas à l’avance à ce propos, cette rigueur s’apprend, et on le fera ensemble dans le cadre des ateliers, ou sur ce site à travers les articles et diverses études proposées.
    3. les applications concrètes que cela leur inspire.

Ensuite le groupe pose éventuellement des questions ou réagit en proposant librement des compléments, enrichissant le débat par les méditations convergentes ou complémentaires des uns et des autres.

N’oublions pas qu’il ne s’agit pas ici de briller ou d’avoir raison, mais de chercher ensemble à se laisser trouver par la Vérité, qui est latente et ne demande qu’à s’offrir, si on n’entrave pas sa « pénétration » par trop d’agitations mentales et de gesticulations d’egos.

  • Une autre manière de procéder nous engage dans un travail de fond sur des sujets divers à partir de questions posées, qui stimulent la réflexion personnelle de chacun sans recourir à l’appui de textes.

Dans tous les cas de figure, de nombreux sujets passionnants seront progressivement abordés : la Rose numérique, les possibilités opératives de l’octogone, la métaphysique de l’octogone, les tarots, les pentacles, les correspondances naturelles animales, végétales, minérales, l’astrologie des Cryptes, la Magie opérative au quotidien, etc…

Ne pas sous-estimer que « le Ciel » inspire un Atelier … car nous travaillons « en table ronde » aussi avec des Frères désincarnés, qui nous aiment et nous guident…(sans aller chercher ici des histoires de « canalisation médiumnique »…)

Les conditions d’un vrai travail spirituel en atelier

Déposer les métaux

Il est bon de « laisser nos métaux de côté » avant d’entrer dans le travail, c’est-à-dire de déposer nos préoccupations horizontales, et de rester calmes et relativement silencieux (ce qui n’empêche pas la joie de se retrouver et divers propos de surface habituels. du moins tant qu’ils n’empêchent pas le recueillement, qui est de mise avant de tels travaux sensibles de la Pensée. Mais il serait maladroit de se disperser avec des préoccupations horizontales, juste avant de se concentrer sur l’Essentiel).

Dans un échange Fraternel sur le Sentier, il ne s’agit pas de chercher à avoir raison. Cela n’a aucun intérêt dans de vrais ateliers de métaphysique. On cherche simplement à y voir clair, en réfléchissant ensemble, amicalement et respectueusement.

On ne cherche pas non plus à convaincre autrui de la pertinence de son raisonnement ou de ses intuitions. En revanche, on cherche à honorer son point de vue en l’exprimant jusqu’au bout, et en déployant ses arguments loyalement. Pour autant, il n’y a pas là à nourrir de « dispute », pas d’oppositions d’egos.

Les egos sont justement les « métaux » (expression traditionnelle) qu’il convient de laisser en dehors des ateliers de métaphysique.

Ainsi, avant de commencer les échanges, il est recommandé de procéder à un moment de silence, un vide mental, pour ne pas dire une « douche mentale », afin de se concentrer et de se préparer à partager le meilleur de soi-même.

Se concentrer

Le débat n’est pas non plus le lieu de verbaliser tout ce qui nous passe par la tête, à tout propos. Les associations de pensées ont leur place, mais il n’est pas non plus interdit de structurer sa pensée, par respect pour autrui, et par souci d’exigence envers soi-même.

Comme on est dans une démarche rigoureuse de la Pensée, qui en passe par le langage (donc par le Mental évidemment), on s’évertue aussi à employer des mots justes si possible, afin de limiter les confusions et les imprécisions.

Ecouter et s’exprimer

Les échanges sur l’Abstrait nécessitent une certaine rigueur, mais pas au point de s’inhiber. Mieux vaut prendre le « risque » de dire une bêtise parfois, ou de dire quelque chose maladroitement, que de ne rien dire du tout : l’atelier est un lieu de travail de la Pensée et de l’expression. L’écoute des autres ne suffit pas, il faut aussi mobiliser son courage et son humilité pour apporter sa contribution à la réflexion de groupe. On ne peut se contenter d’assister à un atelier, il faut y participer !

Et donc, tout en laissant suffisamment d’espace aux autres, on s’y exprime.

Engagement des participants

Les complexes relèvent de l’ego (y compris les complexes d’infériorité) et sont donc hors de propos dans ce genre de Travaux pour individus motivés, sincères, et engagés.

Chacun s’engage implicitement devant le groupe, et face à lui-même, à travailler sérieusement.

Pour autant, chacun reste libre de ses rythmes, de ses cheminements, et évidemment : entièrement de sa vie et de ses choix en dehors de l’atelier, qui ne regardent personne.

Respect profond de la Liberté de chacun

Bien évidemment on est libre de quitter les ateliers de métaphysique quand on veut.

Mais, tant qu’on y participe, on fait le maximum pour se rendre disponible et suivre assidument le rythme qui s’élabore collectivement.

Nota :  si d’aventure un participant se tenait vraiment en marge du rythme collectif, du moins pendant un temps assez long, qu’il en souffre et que cela devienne gênant pour le groupe, on finirait peut-être par lui suggérer gentiment de trouver une autre forme de travail qui lui conviendrait mieux, tout en restant bons amis.

Nous sommes tous différents et nous changeons en permanence. Il n’y a donc rien à figer, ni à prendre des postures de soumission (ou symétriquement : des postures d’indignation et de rejet) qui ne sont pas fraternelles. Entre amis, cela n’a pas cours, on s’offre notre confiance, on s’entraide, mais on se respecte soi-même d’abord. Et chacun se concentre surtout sur son propre travail, laissant le soin éventuellement à l’animateur de régler avec l’intéressé ce qui peut sembler nécessaire de l’être, le cas échéant.

Se préparer aux ateliers de métaphysique

Réfléchir par soi-même aux questions spirituelles éventuellement proposées par l’animateur. Au-delà d’écouter peut-être une conférence ou de lire éventuellement un texte, il convient d’abord de faire Miroir en soi-même.

Puis il est bon  d’écrire ses pensées : « Qu’est-ce que cela signifie ? Pourquoi serait-ce vrai ? Quelles applications en tirer ? »

Pourquoi écrire ? Pour « Fixer le Volatil ». Déposer sa pensée permet de mieux la considérer, de la remettre en perspective, pour la structurer et la préciser.

Cela aide à « Volatiliser le Fixe »… (nous aurons l’occasion d’approfondir le sens de cette expression, issue de l’Alchimie Traditionnelle). Cela aide à questionner nos limites, en dépassant nos rigidités mentales,  pour aller plus loin en nous-même.

La persévérance

Si vous êtes pressé, vous serez probablement déçu !

Il est recommandé de ne pas se décourager à la lecture solitaire des grands textes de métaphysique (comme Terre-Oméga de Jacques Breyer), qui peuvent donner l’impression au premier abord d’être incompréhensibles, ou au contraire parfois tellement évidents qu’il n’y a rien à en dire…

Si vous persévérez, cela s’ouvrira naturellement, et vous finirez par comprendre progressivement de plus en plus de choses, qui s’éclairent de l’intérieur, spontanément et sans effort apparent.

Toutefois, si les choses profondes se comprennent parfois assez vite, elles s’intègrent toujours lentement… Il faudra du temps pour distiller goute à goutte ce qui sera parfois compris instantanément. C’est en cela aussi que nous répétons que ce travail n’est pas qu’intellectuel, il doit être ressenti par le coeur et finir par s’intégrer au quotidien, transformant ainsi notre vie.

Dynamique de groupe

Un atelier de métaphysique n’a pas d’autre vocation que de représenter pour chacun une caisse de résonance stimulante. Il ne durera que le temps nécessaire à l’éclosion des individualités, quand elles seront suffisamment libérées et révélées. Il reviendra à chacun d’en juger pour soi-même, et de prendre ses responsabilités.

Ainsi, un atelier pourra muter dans sa constitution au fur et à mesure des départs d’anciens et des arrivées de nouveaux participants. Il pourra aussi  se dédier à de nouvelles formes de travaux parfois… Mais la vie se charge de procéder aux ajustements nécessaires, et on fait avec ce qui se présente, selon nos inspirations et affinités.

Table ronde

Le symbole de la Table ronde des célèbres chevaliers du Graal indique qu’il n’y a pas de préséance entre Merlin, Arthur et les chevaliers : chacun regarde le Graal (la vérité) qui siège au centre de la Table, depuis un angle de vue singulier, incomparable et irremplaçable. La fraternité, c’est respecter cela, et partager son point de vue avec humilité, tout en accueillant celui d’autrui avec intérêt.

Le groupe que constitue un atelier est de facture « fraternelle » (mais sans « ronds de jambes » ni protocole cérémoniel, toujours un peu surfait et désuet), dans le sens où il n’y a pas à introduire d’ego dans cette démarche, aucune position à défendre et personne à convaincre ou séduire (voir à ce propos notre article : « Qu’est-ce que l’ego ?« ).

Certes, on travaille ensemble, mais chacun d’abord « par et pour » soi-même. On comprend très vite que nous partageons le même statut de chercheurs de vérité, face au Principe, qui fait de nous symboliquement ses enfants, donc des frères et sœurs dans la recherche (rien à voir avec nos conditions sociales, qui n’ont ici aucune importance).

L’animation d’un atelier

En quoi consiste le rôle d’un animateur d’atelier de spiritualité ?

  • Initier la démarche et organiser les rencontres un certain nombre de fois dans l’année.
  • Faire implicitement le lien spirituel avec l’Egrégore qui inspire les échanges.
  • Proposer aux participants des questions, répondre parfois aux leurs, en apportant éventuellement quelques éclairages complémentaires à leurs méditations, leur suggérer parfois de travailler hors support, etc… (somme toute : le rôle habituel d’un animateur professionnel en position méta, qui facilite la dynamique de  groupe).
  • Inviter parfois le groupe (on verra comment et quand) à certains travaux dits « opératifs » si ces mots ont un jour suffisamment de sens pour le groupe (exemples : « prières dirigées », chaines magnétiques, etc…). Il est souhaitable dans ce cas de disposer ce jour-là d’un lieu conforme pour ce genre de travaux (voir notre article : « Comment charger un lieu ?« ).

La personne qui tient le rôle d’animateur, devrait avoir commencé à travailler de cette manière depuis longtemps (généralement depuis plus longtemps que les participants). Mais, en la matière, il n’y a pas de règle. On a vu de « vieux schnocks » qui n’a avaient finalement pas compris grand-chose, et parfois des êtres éveillés très jeunes (et l’inverse aussi évidemment : des sages déjà âgés, et de jeunes prétentieux arrogants). Néanmoins, une certaine maturité dans la vie est généralement un atout précieux pour endosser la charge spirituelle d’animer un atelier à caractère métaphysique.

Pour autant, cela ne fait pas de l’animateur quelqu’un qui serait plus doué ou plus avancé que les autres sur le Sentier.

Les textes sont découverts à chaque fois d’une manière nouvelle, les questions sont toujours envisagées d’une manière fraîche, y compris par l’animateur. Pour autant, cet individu a déjà connu précédemment la phase de découverte, que sont en train de vivre les participants de l’atelier.

Le cas particulier des ateliers de Terre Oméga

Tout d’abord, nous n’utilisons le livre Terre Oméga, ainsi que quelques autres du même auteur, que comme support de réflexion et d’échanges.

C’est en effet structurant de disposer d’un texte de référence, l’utilisant comme tremplin pour joindre nos propres pensées sur les questions soulevées. Cependant, aucun livre n’est supposé détenir « La » vérité. Tout au plus une grosse somme de travail inspiré, susceptible de nous orienter.

Ce qui compte n’est donc pas tant ce qui y est proposé, mais plutôt ce sur quoi cela nous ouvre et ce qu’on en fait.

Sachant que cela est différent de l’un à l’autre, nous ne cherchons pas à nous mettre d’accord, pour nous rassurer d’être bien tous pareils…

Bien au contraire, ce genre de travail tend à nous individualiser davantage, invitant chacun à s’épanouir dans sa propre expression, et le respect de celle d’autrui.

Nota : Jacques Breyer lui-même avait enregistré des commentaires de son texte. Ils sont très précieux. Je ne saurai trop vous recommander chaleureusement de vous les procurer aux éditions Ergonia.

Travailler par soi-même

Par la suite, on l’a déjà indiqué, il est normal que l’on quitte un atelier au bout de quelques années, quand celui-ci a permis d’éclore (ou que l’animateur n’apporte plus ce qu’il devrait).

Chacun doit d’abord se sentir libre, et fidèle à lui-même.

D’ailleurs, on peut très bien travailler en dehors d’éventuels ateliers de métaphysique.

Dans le meilleur des cas, un atelier est aidant, surtout au début pour comprendre les différents sens superposés d’un texte hermétique.

Mais c’est parfois un peu lourd au début, parce que les participants ne travaillent pas autant qu’ils le voudraient (pas le temps, pas encore compris l’enjeu majeur, pas encore disponibles intérieurement, etc…) et se dispersent…

Du coup, les échanges sont parfois superficiels, dispersés, voire carrément à côté de la plaque… Mais cela fait partie du jeu que de rester patient et conciliant avec ses amis, tout en étant exigent envers soi-même.

Participer à un travail de groupe est très utile au début, pour aider à la pénétration du texte et pour se stimuler les neurones, en écoutant les autres, en se confrontant à leurs tournures d’esprit, en bénéficiant du miroir des questions proposées par l’animateur et en méditant à ses apports complémentaires.

Cependant, un atelier ne remplacera jamais le travail personnel. C’est un tremplin, un amplificateur, un stimulant, un engrais, comme un appoint extérieur : très utile mais non indispensable.

Et il n’ a d’effets puissants que si les participants sont puissamment engagés dans leur propre travail :

  • Travail sur soi préparatoire,
  • Méditation persévérante sur l’Abstrait (et éventuellement exercices de maîtrise du mental par l’assise silencieuse),
  • Actes pratiques d’application, au fur et à mesure des prises de conscience réalisées en soi.

Pour en savoir plus sur les conditions de participation, utilisez le formulaire de contact.

A bientôt peut-être 🙂