« Je suis » est une expression qui revêt deux acceptions, en plus de pouvoir être utilisée de façon triviale dans le langage courant :
- il y a le « Je suis » dont on fait l’expérience intime, au-delà des fausses identifications à l’ego. Il en est souvent questions sur ce site.
- il y a aussi le nom que Dieu se donne à lui-même dans la bible : « Je suis celui qui suis ». (« Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Et il ajouta : C’est ainsi que tu répondras aux enfants d’Israël : Celui qui s’appelle ‘je suis‘ m’a envoyé vers vous. » (Exode 3:7-8, 13-14).
C’est en fait le même « je suis », car il ne peut y en avoir plusieurs. Le « So-Ham » du yoga indien est un mantra qui signifie « je suis Lui », proposant par sa récitation de fixer l’attention sur la véritable identité de l’être, au-delà de sa restriction à un « moi » éphémère.
Quelles sont les caractéristiques de la conscience de « Je suis » dans notre expérience ordinaire ?
En me promenant l’autre jour, j’en passais en revue mentalement plusieurs, que j’ai notées pour les consigner ici. Toutefois, ce début de liste est forcément incomplet. Mais peut-être sera-t-il inspirant d’en prendre connaissance et de le confronter à votre propre expérience ? Cela pourrait vous donner des pistes à explorer, ou des confirmations pour mieux épanouir ce qui est déjà là…

En préambule, je dois d’abord dire qu’il est difficile de parler de « je suis », qui n’est pas une expérience, ni non plus un état : c’est l’essence de ce que nous sommes, laquelle n’est pas définissable mentalement. Toutefois, il faut bien parler, alors on emploie des expressions, forcément inadéquates et imparfaites.
A travers les mots, on se dit quelque chose où bien l’on ne se dit rien :
- on se dit quelque chose si l’on se sert des mots comme d’un tremplin pour les dépasser et se rejoindre dans le pressentiment vers lequel ils pointent.
- on ne se dit rien, dans le cas où l’on reste rivé au mental discursif, comme l’idiot qui regarde le doigt tandis que le sage désigne la lune avec son doigt… Donc, il faut être assez intelligent pour ne pas chercher à comprendre avec le mental, mais pour se laisser entrer en résonance avec ce qui est suggéré, afin d’en évoquer en soi l’expérience directe…
Par exemple, on ne peut pas dire, à proprement parler, qu’on puisse faire l’expérience de « je suis », ni non plus : être conscient de « je suis ». Et pourtant, nous le disons, parce qu’il faut bien que le doigt pointe vers la lune…
Se sentir en compagnie de la « Présence »

Quand on est conscient du « Je suis », on a l’impression d’être entouré, d’être accompagné, même (et surtout) quand on est seul.
Par exemple, en rentrant chez soi, dans une maison où il est sensé n’y avoir personne, on peut être pris tout de même par l’envie de saluer à la cantonade. Cet élan se manifeste, mais vers qui est-il orienté ?
- On est ainsi tenté de saluer les plantes, les objets, l’espace dans les pièces, la maison elle-même, ainsi que ses habitants invisibles. Pourquoi pas, mais cette salutation va au-delà encore…
- C’est encore plus fin que ça : c’est plus près de soi que son propre souffle, tout en semblant en être distinct. Du coup, c’est une sensation suave et douce, assez fugitive d’ailleurs, qui se présente hors de notre contrôle et de tout raisonnement à son propos. Cela s’impose de soi-même, avec délicatesse. Ce « Je suis » n’est pas quelque chose, qui serait en soi, et dont « on » prendrait conscience. « Je suis » est ce qui écoute et c’est tout à la fois l’écoute elle-même.
« Je suis » est à la fois le sujet de la conscience, l’objet de la conscience et le processus de conscience, puisque d’un point de vue non duel, il n’y a pas « deux », mais seulement « un ». Dieu est l’Unité, il est ce « je suis ». Qui suis-je ? Je suis ce « je suis » qui est Tout…
Parler au « Tout Autre »… qui n’est autre que Soi !
En se promenant, seul, on pourrait également être tenté de parler à haute voix, comme s’il y avait quelqu’un, tandis qu’il n’y a personne (pas même de « moi » séparé, malgré les apparences qui n’ont pas besoin de disparaitre pour être reconnues pour ce qu’elles sont) !
- Parfois, on peut parler vraiment « à » quelqu’un, même s’il n’est pas là physiquement. Comme dans le cas où on se confie à voix haute à un être aimé et décédé. Mais parfois, on ne parle à personne en particulier. Un peu comme Don Camillo parlait à Jésus sur La Croix de son église, on se surprend à parler avec familiarité à… Bien sûr, on peut l’appeler Dieu. Et, à n’en pas douter, c’est de cela dont il s’agit. Mais aussitôt qu’on pose ces mots-là, des connotations connues viennent alourdir la situation, de représentations mentales diverses.
- Restons si vous le permettez, en amont de cette étiquette de prière consistant à « parler à Dieu », pour demeurer dans l’essence de cette impulsion, avant toute représentation mentale. Ce « retour vers soi » se traduisant par un « élan vers », sans qu’il y ait de destinataire identifié. C’est comme si « Je suis » partait de l’intérieur pour se découvrir à l’extérieur, afin de mieux se percevoir. D’ailleurs c’est une prière sans parole, une sorte de Communion silencieuse. Et les pensées ou les mots qui surgissent de cette communion silencieuse sont secondaires. Ils ne sont que le résultat de l’activité mentale qui se manifeste par dessus l’expérience du « Je suis », qui elle, est sans pensées et sans mots.
Admirer la luminosité
Il y a aussi ce je ne sais quoi de familier dans la consistance de l’air ambiant, la beauté de la lumière renvoyée par les couleurs des choses. C’est plus fin que les parfums ou que les couleurs, c’est plutôt un pressentiment, une « pressensation », oserions-nous dire.
Et puis, il y a bien sûr la beauté des choses, des paysages, des êtres, à laquelle on est sensible. Elle nous renvoie à la beauté intérieure qui entre en résonance avec cette beauté admirée.
C’est un jeu de miroir par lequel, la conscience se mire elle-même…
Plongé dans la contemplation d’un ciel étoilé, ou d’un paysage grandiose, étant saisi par notre petitesse face à l’immensité, on est soudain comme sidéré par la non dimension, autant celle de ce qui est vu que celle de ce qui voit. Il y a là un « je suis » qui se manifeste sous la forme de « cela est », ou encore d’un « il y a ». Mais ces expressions renvoient toutes à la même sensation intime d’adhésion, d’unité.
Un silence assourdissant
Parfois aussi, il y a comme une présence intense dans le silence. Comme si le silence pulsait. Le « je suis », qui n’a rien de personnel, se témoigne par sa propre vibration, dont on a l’impression qu’elle deviendrait presque perceptible. On dirait que le silence est actif, qu’il émet une sorte de son silencieux.
C’est fugace, et surprenant, mais pas du tout désagréable, bien entendu.
Vous pourriez objecter à juste titre que tout le monde entend le silence, même si personne n’y prête attention, et que c’est là une expérience des plus banales. Et vous auriez raison.
- L’espace est toujours là, et on ne le remarque pas.
- L’instant présent est toujours disponible et on se projette dans une illusion de temps linéaire que l’on superpose à l’expérience directe de l’instant.
- La lumière est sous-jacente à tout ce que l’on voit, comme le silence porte tous les sons que l’on entend.
« Que ça » et « tout ça » !
Mais c’est justement parce que c’est gros comme le nez au milieu de la figure qu’on passe à côté en n’imaginant pas que ce pourrait n’être que « ça » ! Alors, on s’exile soi-même hors de soi pour aller chercher dehors ce qui était dedans, s’éloignant de ce qui était pourtant si près.
Ce « que ça » est en fait un « tout ça » ! Mais il faut parfois un peu de temps pour s’en apercevoir 🙂
Comme tout est dans tout, « tous les chemins mènent à Rome », et l’exil ramène inexorablement à soi-même. Et c’est là, que le « Fils prodigue » était attendu en grandes pompes.
Oui, le « Je suis » est toujours présent, c’est nous qui croyons ne pas être là ! Quelle étrange aventure, que cette queste du Graal…

L’amitié sous-jacente
Voici encore d’autres impressions, que vous partagez peut-être :
Quand on caresse un animal en particulier, un chat par exemple, on est parfois frappé d’avoir l’impression que c’est encore et toujours le même chat que l’on caresse, quelque soit l’animal qui se présente. Le « chat archétype » en quelque sorte, qui se manifesterait sous toutes sortes d’avatars. C’est encore une sensation d’impersonnel qui met en résonance le « je suis » que nous sommes, au-delà des apparences du « moi ».
Ou encore, vous croisez le regard d’un chien, ou d’un reptile ou d’un oiseau, et là encore vous sentez qu’au-delà de cet animal en particulier, c’est l’animalité, la vie elle-même, qui vous regarde et que vous regardez. Cette même vie que vous êtes, vous aussi. Tout ça, ce sont des formes que prend la vie pour se manifester, la même vie, l’Unité du « Je suis ».
C’est touchant de sentir que chacune de ces petites vies, ressent à des degrés de conscience divers, ce fameux « je suis ». Il se dégage de ces expériences un sentiment de fraternité et d’amitié avec tout ce qui est.
Un paysage sensible et vivant
Ainsi, en se promenant dans la nature, on pourrait voir le paysage comme un décor inerte (beau éventuellement). Mais on peut aussi sentir qu’il est vivant, et que non seulement nous sommes conscient de sa vie propre, mais que lui aussi est conscient de notre présence. Alors il y a une passerelle qui se manifeste en soi et entre soi et le paysage, qui devient vibrant, animé. On se sent en unité avec l’environnement et un sentiment d’amour nous étreint.
Des Divinités qui s’ignorent encore…
Parfois aussi, dans une foule, on est frappé de réaliser que toutes ces personnes, qui se prennent pour leur « moi » pressé d’aller quelque part, sont en fait des Divinités qui s’ignorent, des Initiés potentiels. Il se dégage de cette reconnaissance, une tendresse pour cette foule. Un peu de mélancolie aussi, de se sentir seul en cet instant à ressentir cela. Mais ce n’est pas une vraie solitude. Parce qu’il y a quelque chose au-dessus et en-dedans, qui accepte et jubile de cette immense farce. C’est une sensation de complicité et non d’isolement au sein de la foule.
C’est comme, quand dans une réunion sous le visage des adultes autour de la table, et derrière leur conversation sérieuse, vous vous rendez compte que chacun est figé dans un rôle et un masque social dont soudain vous n’êtes plus dupe, accédant avec amitié à l’enfant, qui est resté présent en chacun.
Le bien-être fondamental de « je suis »
Ceux qui souffrent en cet instant précis pourraient peut-être mal prendre les lignes qui suivent. Parce que dans l’instant de l’intense douleur, on est comme aveuglé et en refus, pour ne pas dire : en colère. Mais ce pourrait également être pour eux comme une lumière au bout du tunnel, qui les aide à s’orienter dans leur propre expérience vers cette lueur intime de bien-être, qui est toujours présente sous les douleurs, un peu comme le silence sous les sons. Alors, allons-y :
Avez-vous parfois l’impression de vous sentir bien dans votre corps ? Quand vous vous asseyez sur votre coussin de méditation, n’avez-vous pas l’impression familière de rentrer chez vous ? Quand vous êtes dans votre lit, le corps détendu, n’appréciez-vous pas, parfois, le bonheur de sensations de profond bien-être ?
Remarquez que dans la vie on passe d’un plaisir à un autre (entrecoupé de moments de repos, et aussi de douleurs), et que le fond commun à toutes ces expériences diverses, c’est le bien-être.
- Ce bien-être, c’est la conscience de « je suis ».
- De quoi aurais-je besoin d’avoir peur, puisque « je suis » là ?
- Que pourrait-il bien m’arriver d’autre que ce « je suis », que je suis déjà ?
Je suis peut aussi bien prendre la forme du plaisir que de la douleur. L’un n’est pas à rechercher et l’autre n’est pas à fuir. Cependant que le bien être est toujours disponible, sous la douleur et le plaisir. Il est possible de ressentir la peine, sans être triste. On peut être la joie et accueillir la tristesse. On peut être le calme, sans se dissocier, et en accueillant l’expérience de l’agitation. Les deux ne s’excluent pas. Il faut juste repérer que ce n’est pas sur le même plan…
Alors, inutile de se fâcher quand on souffre. Admettons plutôt que ce « soufre » soit porteur de conscience, conscience du « je suis », qui par nature est l’essence même du bien être.
Cela ne fera pas cesser la douleur, mais interrompra la souffrance psychologique qui faisait encore plus mal que la douleur elle-même !
« Je suis » est toujours là !
Voilà, c’étaient les idées que j’avais mises de côté pour vous, tout en me promenant récemment. Il y a sans doute plein d’autres choses amusantes de cet ordre, que vous vivez, et dont vous pourriez témoigner vous-même.
Quand, adolescent, je lisais Karlfried Graf Durkheim faisant référence à « La Grande Expérience », cette expérience de l’Unité du « je suis », je m’imaginais qu’elle était extraordinaire (et donc inaccessible !).
Mais, en fait, elle est très ordinaire, comme l’explique très bien Rupert Spira dans la vidéo proposée dans cet article sur « s’éveiller de l’état de veille« .
Quant à Jacques Breyer, quand il parle de « La Révélation », il fait référence à quelque chose de très singulier, que peut vivre un Adepte. Il semblerait qu’il s’agisse, non pas d’un éveil ordinaire, mais du Pacte d’Alliance d’un Ergon avec l’Entité planétaire. Ce n’est surement pas banal, et en effet pas donné à tout le monde. Jugez-en par vous-même :
La Révélation
La Révélation est un coup de Foudre. Soudain les Ténèbres sont déchirées par l’Eclair… preuve tangible que l’on a Touché au Plan Causal du Monde auquel on appartient.
… Mais, ce véritable Germe reçu, ne peut ensuite Profiter : que s’il y a entretien de sa Vie par un travail persévérant, comme se conduit l’agriculture.
Ainsi donc, cette Descente Ignée, quelquefois très brutale, est la Révélation… considérée ici, à tout le moins Directe et dans son Embryon.
Dispensateur de Grâces pour l’individu qu’il Electrise (après que la Volonté percutante de cet individu l’ait rapproché de lui), je dis qu’un tel « Visiteur » est inhérent au Clou d’Aimant qui traverse le Jeu de notre Condition.
… La Grâce n’est donc pas quelque chose d’indéfini, mais une Onde dirigée pouvant aller des bienveillances de toutes natures jusques au cas d’un Couronnement Majeur, suivant à la fois : les « Impositions » d’une époque, d’un lieu, d’un ensemble… comme aussi les qualités intrinsèques d’un être déterminé créant Aimantation, et par conséquent susceptible de servir là de Support à une semblable Manifestation.
Sublimant à jamais l’horoscope poignardé en son centre, et faisant que l’Initié ne dépendra plus dès lors que d’un processus Alchimique à couvrir disposant d’une Cabale aux Alliances permanentes… je répète que la Révélation inocule un second Etre en nous, à l’image de deux cavaliers sur un même cheval. (Sceau des Templiers).
… Forgé lentement, détendu et armé tour à tour afin d’être Equilibre, l’individu « Porteur » n’a aucun besoin, sur le Sentier de Voie Sèche, d’exercices compliqués. — Celui-là serait-il immolé, que personne pour autant (car il Est) ne pourrait l’effacer de la Carte Divine, pas plus que sa Mission qui se poursuivrait donc inexora- blement… que cet Homme soit Ici, ou bien même… Ailleurs !
Anoblissement de notre Esprit, de notre sang, de nos cellules, il y a des Pentecôtes qui ne pardonnent pas ! — Les Grâces ainsi fournies n’étant pas à confondre avec ces pouvoirs du médium entraîné, du fakir majestueux, ou du sorcier empirique (parce que les premières viennent de la Verticale, et les seconds uniquement de l’Horizontale périssant avec l’âge)… je renouvelle que la Révélation par concours des Puissances, c’est-à-dire des Eons, est une Descente Ignée, véritable Sceau de Dieu au travers des Temps sur la personne du Serviteur, afin de rappeler au Monde son Chemin… et que lui seul, notre Père, peut tout très Infailliblement.
Les deux polarités de l’expérience de l’Unité
Bien entendu, il est légitime d’être impressionné par la grande expérience qui est dépeinte à mots couverts par un texte comme celui-ci, ou par le passage de la Bible où Moïse rencontre le « Buisson ardent » dans le désert (Jacques y fait allusion page 134 de Terre Oméga, à propos de la Cabale et du Pacte).
Mais d’un autre côté, n’allez surtout pas fantasmer qu’une expérience extraordinaire vous attend plus tard. La seule expérience est celle qui est là, maintenant. Elle n’est pas inaccessible puisque vous la vivez déjà. A nous d’être attentif, aux témoignages de l’Unité sous-jacente à la Dualité.
Voici un passage de la Bible qui montre bien les deux polarités indissociables de l’Expérience :
Le Seigneur dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne, devant le Seigneur : voici, le Seigneur va passer. » Il y eut devant le Seigneur un vent fort et puissant qui érodait les montagnes et fracassait les rochers; le Seigneur n’était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre; le Seigneur n’était pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, il y eut un feu; le Seigneur n’était pas dans le feu. Et après le feu, le bruissement d’un souffle ténu. Alors, en l’entendant, Élie se voila le visage avec son manteau; il sortit et se tint à l’entrée de la caverne. (1 Rois 19,11-13)
Ce passage célèbre indique bien que Dieu se manifeste plus volontiers dans le souffle d’une brise légère que dans le déferlement des éléments en furie.
Alors, sans comparer, sans prétendre juger : juste se mettre à l’écoute du souffle…
Quand on lit des récits des autres, on peut avoir l’impression qu’on n’a pas vécu ce que eux disent avoir vécu. et de fait, on ne peut pas vivre la même chose, puisqu’on est en tous points différents. Mais ce qu’ils racontent est magnifié par le fait de le décrire et par les projections du lecteur à son insu.
Par exemple, vous pourriez vous dire : « Mais moi, je ne ressens pas que l’environnement m’aime, pas plus que je n’entends le silence assourdissant, et je ne ressens pas non plus d’amitié pour la foule imbécile, etc… »
- Il est possible en effet que vous ne viviez pas exactement cela, mais vous vivez certainement autre chose, que vous n’avez peut-être pas encore repéré.
- Et puis, moi non plus, je ne le vis pas, même si je l’ai écrit. Ce qui est vrai, c ‘est qu’il m’arrive de le vivre. Du coin de l’oeil, comme ça en passant. Mais sans feu d’artifice.
Il n’y a pas forcément « le matin d’un grand soir », où tout devient extraordinaire et où vous ne vivez pour toujours que des expériences fantastiques de contemplation, d’amour et de paix. Non, la vie est heureusement plus subtile et riche que ça !
Restez plutôt tranquille avec ça, et offrez votre confiance : ce qui est pour vous, va vous arriver et vous arrive déjà. Car ce qui va vous arriver, c’est vous-même ! Le mystère du « Je suis » est en vous, comme chez tout le monde. Et vous avez autant de chance et de valeur que tous les autres 🙂
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