Cette exploration de la métaphysique répond à trois questions fondamentales :
- Qu’est-ce que la métaphysique et que n’est-elle pas ?
- Pourquoi s’y consacrer et quelle valeur apporte-t-elle ?
- Comment l’aborder concrètement ?
Dépasser les premières impressions
En découvrant la métaphysique, plusieurs réactions naturelles peuvent surgir. Il est important de les reconnaître pour mieux les dépasser.
L’écueil de l’abstraction apparente
Au premier contact, la métaphysique peut sembler purement abstraite ou « intellectuelle ». Cette impression initiale mérite d’être nuancée. Certes, cette discipline mobilise l’intelligence, mais d’une manière particulière qui dépasse la pensée ordinaire, linéaire et discursive.
Il s’agit plutôt de pénétrer dans ce qu’on peut appeler la « Pensée Causale » – une approche à la fois vibrante et globale, tout en restant logique et rigoureuse. Cette démarche demande d’harmoniser les dimensions intuitive et rationnelle de l’esprit, plutôt que de les opposer.
Comme toute pratique sérieuse – musique, cuisine, jardinage ou sport – la métaphysique demande de la concentration. Cette exigence ne devrait pas vous décourager prématurément.
Questionnements légitimes sur les approches spirituelles existantes
Si vous avez déjà suivi un enseignement spirituel, vous pourriez être surpris de l’importance accordée ici à la géométrie et à la pensée causale. Dans de nombreuses traditions, les symboles servent principalement d’illustrations ou de conventions mentales.
Cette approche métaphysique propose de voir dans ces symboles l’expression d’une géométrie fondamentale, un « langage divin » sous-jacent. Cette perspective peut compléter efficacement d’autres voies spirituelles.
Complémentarité des voies
Les pratiques corporelles authentiques – yoga, arts martiaux, chamanisme – sont souvent sous-tendues par des textes fondateurs profondément métaphysiques. Le Taoïsme et le Yoga, par exemple, s’enracinent dans de telles bases théoriques.
Si votre pratique actuelle se concentre sur le corps, elle peut naturellement vous conduire aux questions métaphysiques abordées ici. Différents chemins mènent au sommet de la montagne, pourvu que l’enseignant y ait lui-même accédé.
Une approche directe
Cette approche métaphysique se caractérise par sa démarche directe vers la Source, « tel l’Aigle faisant face au soleil ». Cette voie ne convient pas à tous, mais s’impose parfois naturellement quand les préliminaires ont été suffisamment explorés.
Qu’est-ce que la métaphysique ?
Distinction avec la théologie
La métaphysique se distingue de la théologie, souvent conçue comme un ensemble de doctrines religieuses. Elle étudie ce qui est « au-dessus » de la physique – en amont de ce qui est constatable concrètement.
Note historique : Platon, premier à employer le terme « théologie », la définissait comme une « Science de la Divinité » visant à dépasser les fables mythologiques pour accéder au sens premier. En ce sens originel, théologie et métaphysique se rejoignent.
L’étude des Causes
La métaphysique est fondamentalement l’étude des Causes. Elle peut être abordée de deux manières distinctes :
Approche passive : Se limiter à l’apprentissage de croyances sur l’Origine, de dogmes à accepter ou d’idées philosophiques abstraites étudiées comme culture générale.
Approche active : En faire la recherche centrale d’une existence, dans une démarche libre qui ose poser toutes les questions spirituelles, jusqu’aux plus abstraites concernant l’origine et même l’Origine de l’origine.
Cette seconde perspective, alliant intelligence et sensibilité, débouche sur des applications pratiques :
- Prises de conscience et éthique quotidienne
- Actes opératifs concrets
L’approche de Jacques Breyer
La thèse métaphysique de Breyer, exposée dans « Terre Oméga » et « Vaincre la seconde mort », propose une démarche particulière. Exprimée en termes poétiques et hermétiques, elle offre plusieurs niveaux de sens superposés.
Méthode : partir de la nature de l’Origine
La démarche consiste à partir de la nature même de l’Origine pour suivre les développements logiques de son Expression, depuis l’Abstrait jusqu’au Concret des mondes finis, en passant par les différents paliers vibratoires de Relativité.
Travailler sur la « page blanche »
Au-delà de la simple érudition
Plutôt que d’apprendre une symbolique existante ou de lire la pensée d’autrui, il s’agit de s’interroger profondément sur la Conscience et l’Essence de sa Manifestation.
Méthode traditionnelle
Les géométries proposées permettent de « Réfléchir » par soi-même, avec sensibilité et raison conjointes, en partant de la « page blanche » selon une méthode inspirée de la scolastique médiévale.
Ce travail constitue un exercice spirituel majeur qui ouvre l’Entendement à une compréhension dépassant les limites du mental ordinaire. Cette expérience d’Unité fonde toute révélation authentique, quel que soit le chemin emprunté.
La métaphysique de l’Unité
Libération des conflits du binaire
La méditation métaphysique augmente naturellement la Conscience individuelle, permettant au chercheur de s’affranchir des conditionnements et des vues dualitaires, tout en s’enracinant davantage dans l’instant présent.
Cette approche réalise l’idéal exprimé par saint Jean : « les pieds sur terre et la tête dans le Soleil ».
Conséquences pratiques
La Conscience de l’Unité, de plus en plus vibrante, révèle les potentiels de l’Être et débouche naturellement sur un Amour global pour la vie sous toutes ses formes.
Cette perspective soulève des questions essentielles :
- Ne devrions-nous pas respecter la nature dans une perspective d’éternité, au-delà des limites de l’incarnation, plutôt que de la détruire par une pensée matérialiste à court terme ?
- Étant donné sa place dans les Architectures cosmiques, l’humanité – sans distinction de races, de sexes ou de religions – n’est-elle pas responsable de prolonger le « Beau Plan » du « Grand Architecte » ?
Cette dernière question, formulée avec des termes de la tradition maçonnique, pose tout l’enjeu de ce qu’on appelle parfois l’Opératif – la mise en pratique concrète de la compréhension métaphysique.
La thèse métaphysique de Breyer est proposée de façon lapidaire dans le deuxième chapitre de « Terre Oméga », intitulé « L’Arcane », ainsi que dans le chapitre « Puissance des nombres sur la matière » du livre « Vaincre la seconde mort ».
Exprimés en termes poétiques et hermétiques (c’est-à-dire avec plusieurs niveaux de sens superposés), ces textes représentent un puissant support de méditation, accompagné de Géométries qui parlent directement à l’âme autant qu’à l’esprit de l’étudiant sincère.
La démarche consiste à partir de la nature même de l’Origine pour suivre les développements logiques de son Expression depuis l’Abstrait jusqu’au Concret des mondes finis, en passant par les différents paliers vibratoires de Relativité. C’est un voyage vibrant et passionnant à vivre, en soi-même…
Travailler sur la page blanche
Mieux que d’apprendre une symbolique et de lire la pensée d’autrui, il s’agit de s’interroger profondément sur la Conscience et sur l’Essence de sa Manifestation. Les Géométries proposées permettent de « Réfléchir » par soi-même, avec la sensibilité et la raison conjointes, en partant si possible de la « page blanche » selon une méthode traditionnelle, inspirée de la « scolastique » du Moyen-âge.
Ce travail est un Exercice spirituel majeur, qui ouvre l’Entendement à une compréhension qui déborde les limites du Mental. Cette expérience d’Unité, est fondatrice de toute révélation, quel que soit le chemin emprunté.
La métaphysique de l’Unité, libératrice des conflits du binaire
Ainsi la méditation métaphysique par elle-même augmente-t-elle la Conscience individuelle, permettant au Chercheur de finir de s’arracher des conditionnements et des vues dualitaires, tout en s’enracinant davantage dans l’instant présent (« les pieds sur terre et la tête dans le Soleil » St. Jean).
La Conscience de l’Unité, de plus en plus vibrante en Soi, révèle les potentiels de l’Etre et débouche naturellement sur un Amour global pour la vie sous toutes ses formes.
- Ne devrait-on pas respecter la nature dans une perspective d’éternité par delà les limites de l’incarnation, au lieu de la saccager à partir d’une pensée matérialiste qui ne prend en compte que le court terme ?
- Etant donnée sa place dans les Architectures, le genre humain (sans distinction de races, de sexes ou de religions) n’est-il pas Responsable de prolonger le « Beau Plan » du « Grand Architecte » ?
Cette dernière question, formulée avec des termes empruntés à la maçonnerie traditionnelle, pose tout l’enjeu de ce que l’on appelle parfois : l’Opératif.