Les 8 fêtes magiques de l’année

Les 8 fêtes magiques d’une année solaire sont importantes à connaître et honorer, pour se mettre en phase avec les grands courants cosmiques qui traversent notre planète à ces instants magiques.

Nous verrons quelles sont ces 8 fêtes magiques, leur signification et à quelles dates les célébrer.

Après, ce sera à vous de faire votre  propre « tambouille », avec votre sensibilité et votre intelligence conjointes. Selon vos inspirations personnelles, vous mettrez en scène votre élan d’amour pour la vie, à travers des Actes magiques à méditer. Vous le ferez probablement dans le secret de votre pratique ésotérique, qui ne regarde personne, à part éventuellement quelques proches, engagés à vos côtés sur le Sentier…

 

Pourquoi se préoccuper des 8 fêtes païennes ?

Toutes les traditions ont repéré des dates spéciales dans une année. Elles visent toutes à célébrer les phases du cycle naturel de la Lumière, en symbole des phases de croissance et décroissance du courant magique, qui sont fonction elles-mêmes des flux de la conscience en Dieu. Car L’Unité n’est pas statique, elle est Vivante, elle connaît des flux dans sa stabilité.

Que signifie « païen » ? Cela signifie proche de la nature. Du coup, c’est pas si bête d’être païen…

Ici, nous ferons allusion aux fêtes celtes, qui forment l’arrière plan de la culture occidentale, en amont même des fêtes chrétiennes, qui ont largement repris les fêtes païennes, en y calquant les événements de la vie de Jésus. La vie de Jésus est merveilleuse, dans tous les sens du terme. Qu’évoque-t-elle ? Les différents aspects de l’Initiation, donc les aspects de l’Amour et de la Conscience. En fait, il faut voir par le Fronton du portique que c’est la même chose, formulé différemment selon des angles de vue culturels complémentaires. Donc : rien n’empêche de célébrer les unes en conscience des autres. Vous n’en serez que plus conscient donc plus opérant.

Pourquoi se soucier des fêtes du calendrier, les saints, les esbats et les sabats ?

  • Pour donner du rythme, et donc du sens, à sa vie ;
  • Pour se mettre en phase avec les courants naturels et cosmiques ;
  • Pour profiter des grands rythmes cosmiques pour mettre sa petite horloge à l’heure universelle ;
  • Pour s’aligner verticalement, à chaque passage majeur, qui nécessite une mise au point, un réalignement de nos courants intérieurs ;
  • Pour ne pas laisser passer les opportunités qu’offrent les fêtes de « faire la fête »… mais pour de bonnes raisons et de la bonne manière (pas besoin de consommer de l’extase à Ibiza pour se sentir en vie et plein de Joie) ;
  • Pour incarner les 8 Béatitudes, en honorant leurs passages, afin de mieux les vivre au quotidien : Liberté, Vérité, Joie, Justice, Miséricorde, Pureté, Paix, Force… Ce ne serait pas sympa de profiter de chaque tour de roue de la vie (une révolution solaire) pour être de plus en plus heureux ?
  • Pour être de plus en plus heureux, en laissant la Lumière se Révéler de mieux en mieux en Soi.

 

A quelles dates correspondent les fêtes sacrées ?

En préambule, vous pourriez lire quelques considérations importantes à propos de la métaphysique du temps, en guise d’introduction à la présentation des 8 fêtes magiques du calendrier ésotérique de l’année.

Les dates n’ont pas besoin d’être précises à un ou deux jours près (une approximation d’un ou deux sur 365 est assez mineurs), mais il paraît assez juste de diviser l’année, le mois et la journée en 8 parts égales, les Solstices et les Equinoxes devant si possible tomber juste par rapport au calendrier de l’année. (voir notre article sur la « symbolique du solstice« )

 

8 fêtes magiques

 

Nota : Samhain est noté ici en pleine lune, ainsi qu’Imbolc, sans doute pour profiter de la puissance de la lune. Toutefois, un autre angle serait intéressant à considérer : celui de l’alignement. A ce titre, il pourrait également être pertinent de tenir compte la date où la lune en est à son dernier huitième de lunaison avant la nouvelle lune (pour un rituel pour Samhain qui concentrerait les forces des trois luminaires) et symétriquement pour Imbolc, la date à laquelle la lune en est au premier 1/8ème de son cycle.

Détail des 8 fêtes magiques

On commence traditionnellement le calendrier ésotérique, par le moment de la fin du cycle précédent et le début du suivant. Il y a à cela des raisons naturelles et cosmiques. Les voici, telles que me les a expliquées un ami, qui avait eu le coup d’oeil pour comprendre cela :

Les saisons biologiques commencent au milieu entre les saisons cosmiques, lesquelles commencent avec les équinoxes et les solstices (qui marquent astronomiquement les 4 quarts de l’elliptique solaire).

8 fêtes magiques sacrées

Les 4 dates marquées en vert sur le schéma ci-dessus marquent 4 phases de la respiration de la lumière :

  • du 5.02 au 5.05 : inspiration ;
  • du 5.05 au 5.08 : rétention poumons pleins ;
  • du 5.08 au 5.11 : expiration ;
  • du 5.11 – au 5.02 : rétention poumons vides.

Les dates marquées en vert, qui scandent les passages d’une phase respiratoire à une autre, sont les moments où pour des raisons astronomiques, la lumière change de rythme de façon évidente :

  • du 5.02 au 5.05 : croissance rapide de la lumière. La durée de luminosité augmente chaque jour de façon très marquée.
  • du 5.05 au 5.08 : relative stabilité de la lumière. Les journées augmentent toujours jusqu’au 21 juin, mais beaucoup moins en proportion qu’ils n’augmentaient pendant toute la période précédente.
  • du 5.08 au 5.11 : la lumière décroit très vite dans cette verticale descendante.
  • du 5.11 – au 5.02 : rétention poumons vides. les nuits sont longues et à peu près homogènes en durée pendant toute cette période, qui connaît toutefois une faible décroissance de la lumière du 5.11 au 21.12 et une relativement faible croissance de la lumière du solstice d’hiver au 5.02, période du Printemps biologique.

Nous allons maintenant présenter ces 8 fêtes magiques, en exposant les grandes lignes du culte primordial de la nature. Pour la première du cycle, nous développerons davantage que pour les autres, de façon à ce que vous compreniez la méthode et puissiez vous en inspirer pour les 7 autres.

Les anciens célébraient la Lumière à chaque étape de son cycle. Tout était prétexte à allumer des feux pour célébrer la Joie de l’Etre…

 

Fête magique de Saman -5.11

  • Le nom de Saman veut dire « extrémité́ de l’été ». C’est la fête de la vieille femme, Cerridwen, qui emportera dans son chaudron nos douleurs et nos misères.
  • On honore la mort du Dieu Soleil, mais ce n’est qu’un au revoir car il se prépare à naître de nouveau de la Déesse à Yule. Rituel de nuit, on éteint le feu pour s’éveiller au feu intérieur (après on rallume).
  • L’année débute à Saman, instant où le temps n’existe plus. En fait, Saman n’appartient, ni à l’année qui se termine, ni à l’année nouvelle. Dans le ventre secret de la Terre se produit l’alchimie de fécondation du futur soleil du Solstice d’hiver. Tout semble endormi sur la Terre mais en son coeur fécond, la suite du cycle est déjà en gestation.
  • Le passage entre deux cycles : moment hors du temps, période des bilans.
  • Charnière entre le visible et l’invisible : Il n’y a plus de frontière entre les mondes.
  • Honorer les morts, divination. On exécute des rites pour entrer en contact avec les disparus qui transmettent leur savoir et leur force. Respect des anciens. Les morts ont la permission de nous contacter. Évocation du repos dans la désincarnation.
  • On fait le deuil des branches mortes, on renonce à la culpabilité et autres regrets, qu’on enterre pour l’offrir au chaos.
  • Désordre (farces, démons) pour laisser place au nouvel ordre (voir symbolique de la fête commerciale d’Halloween, pas si profane que ça !).
  • Cette date marque aussi la troisième et dernière moisson, connue comme étant celle de la viande car c’est à cette période qu’étaient abattus les animaux pour servir de nourriture pendant l’hiver.
  • Ni querelle, ni violence ne sont tolérées. On allumait aussi de grands feux sur les collines.
  • (Béatitude : Justice – voir notre article sur : « Les 8 béatitudes » et notre explication à ce propos un peu plus bas dans le présent article).

 

Comment honorer la fête sacrée de Saman ?

Méditation personnelle :

1-Les anciens allumaient des bougies à leurs fenêtres et laissaient symboliquement la porte de leur maison ouverte, pour guider les désincarnés vers eux et les laisser rentrer.

Pour quoi faire ? A l’origine, c’était une communion d’amour entre les Plans d’existence et un lien affectueux avec nos chers disparus. Ce moment était l’occasion de les dynamiser, en leur adressant notre amour, et de tisser des liens plus concrets entre eux et nous, de façon à se soutenir au sein des familles spirituelles (ou égrégores).

Ensuite, c’est devenu l’occasion de superstitions diverses et coutumes sans intérêt (comme à Halloween, les enfants déguisés en démons, à l’image de morts vivants, qui viennent réclamer des bonbons aux maisons qui ont laissé de la lumière à leur fenêtre 🙂 C’est probablement pour dédramatiser la terreur que nous inspire la visite des morts, qui sollicitent notre attention ! On ne s’en rend pas compte mais derrière ces rites anciens, dont on a perdu le sens, on prolonge sans les comprendre, des rites païens extrêmement puissants. Comme cette fête de la nécromancie !

Ils éteignaient la lumière dans l’oratoire, puis la rallumaient, pour symboliser la fin de l’expiration et rappeler par avance la prochaine inspiration de la lumière (fête d’imbolc le 5 Février).

Samaïn est en quelque sorte le symbole du passage de la mort à la vie, un peu comme le tunnel de résurrection, où l’on revoit sa vie à rebours pour en tirer le sel des expériences…

Au-delà d’aller porter des chrysanthèmes au cimetière, c’est une bonne période pour honorer le pacte avec les Egrégores auxquels on appartient (familial dans l’horizontale, et spirituel pour la verticale). C’est un bon moment pour se laisser ensemencer (étymologie de Samain : Sam/fardeau Hain/Semence) par nos frères célestes.

2- Mais également, cette date du calendrier correspond dans la Rose numérique au milieu des deux chiffres 32. (Le 32 est un Ether, donc une impulsion, une intention. Et par rapport au concret, puisque le 32 est un Ether de Terre/Ouest)

On pourrait imaginer que les 4 impulsions d’Ether correspondent à 4 intentions Essentielles, et que les 4 chakras de Terre (1-9, 10-18, 19-27, 28-36) correspondraient à leur concrétisation jusqu’au solide (Terre).

Donc à la fois, cette période est :

  • un peu désincarnée (un temps hors temps, contact avec l’invisible qui vient à nous (tandis qu’à Beltane, dans le 14, c’est nous qui montons les visiter, portés par la Lumière ascendante du soleil).
  • et elle est l’occasion de projeter des voeux pour les réalisations concrètes de l’année suivante.

C’est en recevant la visite céleste de nos Frères désincarnés que nous pouvons projeter la verticale dans l’horizontale et relancer l’année suivante sur des bases renouvelées

3- Il y a aussi probablement quelque chose à célébrer entre le temps mental horizontal et le temps vertical (l’Éternité), puisque les deux se touchent à cet instant d’ici-bas (un peu comme Oméga, pointe du Cône microcosmique, qui touche la Sphère macrocosmique). A méditer…

Fêtes de Samaïn, dans les 8 fêtes magiques

Ce dernier élan de l’Ether dans l’année, marque donc une sorte d’instant hors temps (entre la fin et le début), un moment clé où l’invisible (la nuit) et le visible (le jour) se touchent.

Les druides entraient en contact avec les humains désincarnés lumineux, puis avec ceux qui le sont moins, ce que les Chrétiens ont repris à leur compte par les fêtes de la Toussaint (la fin du Premier 32) et des Défunts (le début du 32 suivant).

 

Fête magique de Yule (ou Alban Arthan) 21.12

  • Dieu : Yule (d’où vient le mot « joli »)
  • Début du triomphe de la lumière sur les ténèbres, naissance/renaissance du jeune soleil. C’est la nuit la plus longue de l’année, elle marque la naissance du Dieu qui illuminera la Terre et apportera les beaux jours. On célèbre rituellement le soleil, il est donc coutume d’allumer des feux pendant la nuit, de se recueillir devant la vie naissante et de regarder le soleil se lever.
  • La lumière de l’Ours. Etoile polaire. C’est au sein de cette nuit la plus longue que va prendre naissance l’élan des jours croissants. C’est un jour de grande tendresse, car après sa gestation dans le ventre de la mère, le soleil vient au jour. Renaissance, renouveau, l’espoir est là d’un prochain printemps. Fête pour l’enfant (d’où les cadeaux offerts aux enfants à cette période. Culte repris par la Chrétienté qui fait naître Jésus à cet instant clé, où la Lumière naît dans les Ténèbres de l’année).
  • Honorer le gui, symbole d’immortalité (voir notre aparté ci-dessous : Les 8 fêtes magiques et le Gui )
  • Trouver en soi-même la lumière intérieure pour remplacer la lumière qui fait défaut à l’extérieur, en cette période de l’année.
  • C’est une période qui marque une renaissance après une mort symbolique. La nature est dépouillée et réduite à la nudité. Nudité pour mourir et renaître.
  • Cette période nous invite à l’humilité. C’est le sommeil de la Terre, un temps de gestation. Il faut mourir pour renaître, tout comme la graine tombée en terre à l’automne et qui commence à germer en se décomposant.
  • Mettre des plantes aromatiques à feuille persistante autour du cercle de pierres (laurier, romarin, thym, etc…)
  • (Béatitude : Miséricorde)

8 fêtes celtes sacrées

Nota – Les 8 fêtes magiques celtes et le Gui : « Les Druides profitent des cérémonies du solstice d’hiver pour honorer le Gui, symbole d’immortalité, de vigueur et de régénération physique.

De même que pour toutes les herbes, la cueillette du Gui se fait avec un cérémonial approprié, et des ustensiles consacrés. Le moment choisi pour cette cueillette sera fonction de la saison évidemment, et aussi du bon moment pour un arbre donné. Un linge blanc était étendu ou tenu sous l’arbre sacré, et le Druide coupait une touffe de gui. Il est cueilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie du solstice d’hiver.

En plus de ses propriétés médicinales, le Gui a également une fonction magique. Accroché à la porte d’une demeure ou dans la pièce principale, il est sensé en protéger les habitants. »  – (j’ai perdu la référence de ce texte copié sur internet il y a quelques années. Désolé pour son auteur dont je ne peux donc citer les références).

 

Fête de Imbolc 5.02

  • Dieu Celte : Brighid (Amusant : la religion catholique a voulu supplanter le culte païen de Brighid en inventant de toutes pièces une sainte Brigitte qui était fêtée à la place de Brighid).
  • La Grande Déesse présente au monde son enfant nouveau né, le jeune soleil, qui dégage une chaleur qui commence à fertiliser la terre. Imbolc symbolise le changement et la croissance spirituelle. C’est un jour idéal pour l’engagement personnel.
  • Empreinte d’une douceur ineffable, elle montre son visage de tendresse qui vient à point, après les rigueurs de l’hiver : crêpes odorantes, les premiers jours de février sont les jours festifs, premières fleurs, jonquilles et perce-neige, bouquets lumineux.
  • Pureté, blancheur, dernières neiges, perce neige, pissenlit. Des banquets étaient tenus, avec l’agneau frais qui serait la première viande fraiche depuis l’hiver (l’agneau du sacrifice). On partage une boisson lactée avec du miel, abstinence de viande (carne-levare = carnaval) – début du jeûne carême.
  • Fête féminine associée à l’eau et aux purifications, rituel mené par les femmes, lustration de la coupe, résurrection du printemps.
  • Chandeleur, flambeaux, naissance de nouvelles aspirations spirituelles, tandis que le blé commence à lever, on brûle un mannequin du vieux roi fatigué pour laisser place au jeune prince (La Chandeleur correspond aussi au jour où les Romains renouvelaient le feu des Vestales).
  • Grand nettoyage de printemps, allumer toutes les pièces de sa maison.
  • Les hommes passent entre 2 pierres levées pour dépasser la dualité, intégrer la Mère et devenir soi-même une matrice pour accueillir l’Esprit Saint.
  • La terre est prête à être labourée, et les fermiers s’assurraient que leurs charrues et autres outils étaient en bon état. C’est donc un moment de préparation pour les activités d’été.
  • (Béatitude : Pureté)

 

Ostara (Alban Eilir) 21.03

  • Dieu : Ostara (symboles : jeune fille amante, Dame de l’aube).
  • La Déesse enveloppe la terre de fertilité et le Dieu gagne en maturité. Fin de la période sombre et du jeûne de carnaval. Résurrection – Equilibre jour/nuit.
  • On mange des œufs peints en rouge (équilibre blanc/lune et jaune/soleil, autogénérescence, équilibre). En cette période, les grecs célébraient le retour de Perséphone de l’Hades (fille de Déméter). L’œuf, pondu par le serpent immortel ou l’oiseau céleste contient toutes les potentialités de la Vie, il est symbole de la Vie qui s’auto-génère. Avec son jaune et son blanc, l’œuf est le symbole représentatif de l’équilibre entre le Dieu et la Déesse, le Soleil et la Lune.
  • On célèbre Dieu sous la forme de l’homme vert/végétal, on honore son pénis vital en rendant hommage aux arbres,  on sonne les cloches pour réveiller la nature. Au cours de cette journée, les gaulois se rendaient dans les prés pour chercher quelques beaux trèfles. Cette plante avait une haute valeur symbolique dans le monde celtique (symbole du triskell, qui représente à la fois les trois âges de la Déesse, et les mondes physique, mental et spirituel).
  • On sème (des graines), on plante, on célèbre l’apprentissage, la découverte…
  • Traditionnellement, lors du rituel, on plantera une graine symbole de nouveaux commencements.
  • Promenade pieds nus dans la rosée du matin.
  • On prononce les incantations de bannissement pour chasser les mauvaises influences et habitudes.
  • Un cycle démarre. Il est orienté vers la réalisation matérielle. Les forces cosmiques travaillent sur les plans matériels.
  • Les coutumes celtes veulent que l’on allume des feux à l’Aube pour symboliser le renouveau de la vie et la protection des récoltes.
  • (Béatitude : Paix)

 

Fête de Beltane – rayonnement 5.05

  • Dieu Celte : Bel (Bel comme beauté : aspect rayonnant du feu)
  • Le jeune Dieu est un adulte mâle et il désire la Déesse. Ils s’aiment et consument cet amour, la Déesse devient enceinte. Chants, danse, et sauts sur le feu offrent toutes les promesses d’épousailles chaleureuses. Les sourires sont prometteurs et les regards remplis de sous-entendus. On utilise un poteau comme symbole de cette fertilité. On cueille des fleurs et des rameaux verts pour décorer le poteau de mai autour duquel on dansera et chantera. C’est le retour de la vitalité et de la passion. Beltane célèbre l’union symbolique, de la Déesse Mère et du Dieu Cerf (le Dieu Bel des Celtes, appelé Belennos chez les Gaulois). Accouplement masculin/féminin (en soi) –reproduction (union de la Déesse mère et du Dieu Cernunos) – Désir, vitalité, union sexuelle. C’est durant cette fête que la plupart des héros sont conçus et ceux notamment de la lignée des Pendragon. Une prêtresse est choisie pour représenter la déesse, parée d’une couronne d’aubépine, et un homme de sang noble, ou druide, pour représenter le Dieu Cornu.
  • Engagement irréversible, confiance en l’avenir et en la destinée (engagement dans l’instant présent)
  • Sauter par-dessus le feu pour fertilité et purification – écho avec eau lustrale d’Imbolc.
  • Passage entre deux grands feux pour brûler les parasites et pour resserrer les liens entre le visible et l’invisible – Rite de passage entre ignorance profane et lumière initiatique.
  • Offrandes jetées au feu au sommet d’une colline.
  • Mois de Marie (chasteté) – fête des fleurs.
  • Les Druides tenaient à ce symbole unissant le soleil et le feu. C’était leur fête propre, car ils se considéraient comme maîtres du feu. Ces feux étaient généralement situés au sommets de collines, pour « attirer » le soleil par effet de mimétisme. Durant la nuit, on jetait dans le feu des offrandes pour assurer la croissance des troupeaux et des récoltes. A l’origine, les paysans faisaient passer les troupeaux entre ces deux feux afin de les prévenir contre les maladies.
  • Le rayonnement solaire et l’énergie du Feu faisant naître la vigueur dans les reins des bêtes comme dans ceux des hommes, des rites de fécondité étaient organisés.
  • (Béatitude : Force vitale) … Quelle surprise ! 🙂

 

Litha – (Fête de Hefin) 21.06

  • Dieu Celte : Cernunos
  • En pleine vigueur, le Soleil est vainqueur au plus haut de sa course et portant en son sein sa chute vertigineuse. La Déesse lui a donné́ le royaume et la force. Il règne dans toute sa splendeur, haut perché dans le ciel, rempli d’amour et de force. Célébration du cycle de vie.
  • Plénitude de la lumière : donc discipliner le feu mental (la pensée s’élève et devient légère comme le bois brûle : on en retire une bûche pour Noël, et on emmagasine ainsi la lumière)
  • Rayonnement du soleil centré, axe vertical/alignement, généreux et désintéressé
  • Jean-Baptiste, annonce le Christ (« il faut qu’il grandisse et que je diminue »)
  • Cueillette des plantes magiques (verveine)
  • Dans certains pays, on jetait une roue ou un chariot en flammes, lesquels roulaient jusqu’aux eaux noires et froides d’un lac ou d’un fleuve pour en chasser la nuit.
  • C’est le moment d’emmagasiner la force du Soleil avant que les heures de lumière commencent à diminuer au cours des six mois suivants.
  • (Béatitude : Liberté)

 

Fête de Lugnasad – 5.08

  • Dieu Celte : Lug
  • Maturité spirituelle, connaissance
  • Le grand Roi Lug honore sa mère la Terre. Tout doit être bien en ordre pour se préparer à l’hiver qui se prépare (ramasser les derniers fruits, les dernières fleurs).
  • Trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié́, l’abondance et la prospérité́ du royaume : commerce, foires, spectacles artistiques, abondance et prospérité, gratitude pour les moissons (Lug, Dieu de la lumière et des arts)
  • Célébration de la structure sociale (le roi du monde, distributeur des richesses), partage du pain
  • C’est la fête du pain et de la première récolte.
  • On remercie la Déesse pour cette abondance. Les nuits s’allongent et nous montrent que le Dieu commence à vieillir et perdre ses forces.
  • Le silence s’annonce.
  • Pour cette fête on allumait des feux au sommet des montagnes.
  • C’était la fête du Roi du Monde, le correspondant humain du dieu Lug (le roi, en tant qu’intermédiaire entre les dieux et les hommes).
  • (Béatitude : Vérité)

 

Fête de Elfed – 21.09

  • Dieu Celte : Mabon
  • Le Dieu perd encore de sa vigueur et la Déesse somnole marquant l’arrivée de l’hiver. C’est le moment idéal pour la méditation et l’introspection. C’est le temps de finir les actions commencées.
  • C’est la seconde récolte. Fin du cycle productif de la nature, stérilité
  • Gratitude pour les fruits, dernières récoltes, terminer les actions en cours, intégrer une nouvelle dimension (spirituelle). On offre la dernière gerbe de blé pour porter chance
  • Recherche de l’intuition, qui procède de la connaissance
  • Méditation, introspection, préparation de Saman
  • C’est un jour de remerciement et de préparation à la pénombre de l’hiver. Une couronne de chêne est présentée à une des personnes ayant fait quelque chose d’important (la dernière gerbe était façonnée en forme de poupée, la Mère du blé ou la Reine des récoltes. A la fin des célébrations, la poupée était remise, jusqu’au prochaines semailles, au fermier ayant eu la plus petite récolte, en guise de porte bonheur).
  • L’équinoxe d’automne représente la plénitude après l’été. C’est le temps de l’intégration à une nouvelle dimension, celle du pouvoir lorsque l’on sait où l’on va, celle de la maturité́, force issue de la connaissance de Soi (qui a commencé à poindre en soi lors de la précédente fête magique de Lugnasad)
  • Durant ce cycle, les forces cosmiques favorisent le retrait du matérialisme au profit du plan spirituel. La nature elle-même illustre ce retrait. Elle se dépouille. L’homme en profite pour rechercher la Connaissance, développer son intuition. Il s’y prépare en méditant sur ce qu’il à fait durant les derniers mois et en réfléchissant sur ce qu’il fera maintenant.
  • (Béatitude : Joie)

 

Les 8 Béatitudes et les 8 fêtes magiques

Comme vous l’avez constaté dans les fiches de chacune des 8 fêtes magiques du calendrier celte, nous avons indiqué à quelle béatitude elle correspondait (selon nous). A vous de vérifier par vos propres méditations si c’est juste, si cela vous inspire, et quoi en faire dans vos conciliations cabalistiques…

Voici un schéma à méditer, dont nous allons nous servir dans l’Octogone, pour honorer les 8 dates ésotériques du calendrier :

8 fêtes magiques et 8 Béatitudes

Ces 8 Béatitudes, sont les 8 facettes de l’Unité, les 8 facettes de la Conscience comme 8 Miroirs magiques pour nous aider à être heureux ! (D’où le texte des Béatitudes ci-dessous).

Les 8 Béatitudes de l’Evangile, support de méditation pour les 8 fêtes sacrées de l’année :

  1. Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux.
  2. Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage.
  3. Heureux les affligés, car ils seront consolés.
  4. Heureux les affamés et assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés.
  5. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde.
  6. Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.
  7. Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu.
  8. Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux.

Il est évident, que vous pourriez imaginer des protocoles de thérapie (recouvrement d’âme par exemple) pour réconcilier des parties de soi dissociées, ou aider quelqu’un qui souffre d’une pathologie associée à l’une de ces Béatitudes.

En sachant que ces 8 Entités sont alimentées par les 4 énergies Feu, Air, Eau, Terre (voir notre article sur le Rituel des 4 éléments), vous pourriez composer des rituels de magie opérative avec des lumières colorées, en invitant le patient à se déplacer dans un octogone que vous auriez aménagé dans votre cabinet…

 

8 fêtes magiques et les 4 énergies

Ce schéma est la croix Templière ésotérique. Elle se lit dans la figure octogonale, par le tracé des croisements de lignes d’écho (voir à ce sujet la conférence Jacques Breyer JBTP11).

Comme vous le verrez progressivement par vous-même, tout se tient. Tout a du sens dans la vie, et c’est merveille !