Métaphysique

Cette page sur la métaphysique répondra aux questions suivantes :

  • Qu’est-ce que la métaphysique ? Qu’est-ce que n’est pas ou ne devrait pas être la métaphysique ?
  • Pourquoi travailler la métaphysique ? Qu’est-ce que cela apporte ? En quoi cette approche est-elle précieuse ?
  • Comment travailler la métaphysique ?

Préambule

En lisant nos divers articles sur l’Origine métaphysique, vous aurez peut-être plusieurs réactions, bien légitimes, mais qu’il vous faudra dépasser pour aller plus loin et entrer dans la « Merveille » qui vous attend, si vous persévérez. …Du moins, si vous êtes appelé à vivre cette démarche singulière et extraordinaire.

  • La plupart du temps, en lisant vos premières lignes de métaphysique, vous trouverez cela « abstrait » (et pour cause :-). Et vous serez peut-être tenté de vous détourner en qualifiant cela « d’intellectuel ». Certes, il va vous falloir mobiliser votre intelligence, mais pas d’une manière seulement mentale ordinaire. Bien au contraire, il faut pénétrer dans la Pensée Causale, en laissant un peu de côté la pensée mentale, purement linéaire et discursive. Il va falloir penser d’une manière à la fois vibrante et globale, en plus de logique et rigoureuse. Il faut réunir les deux hémisphères du cerveau pour entrer en métaphysique, et non pas n’en employer qu’un seul (seulement intuitif, ou seulement rationnel). Non, la métaphysique n’est absolument pas « intellectuelle », même si elle s’intéresse à l’Abstrait qui préside au Concret. Certes, dans ce genre de travail, il faut de la concentration, mais il en faut aussi si vous jouez de la musique ou faites de la cuisine, du jardinage ou du sport sérieusement. Bref, ne vous disqualifiez pas vous-même, en vous disant trop vite que ce n’est pas fait pour vous : ça, vous n’en savez rien encore ! Vous saurez que vous n’êtes peut-être pas encore prêt quand vous aurez vraiment essayé (donc pas dans quelques heures seulement !).
  • Par ailleurs, si vous avez déjà suivi un enseignement spirituel, cela va vous sembler étrange qu’il y ait si peu été question de Géométrie et de Pensée Causale, alors que nous y faisons référence de façon centrale ! Il y avait peut-être bien quelques symboles de-ci de-là, mais ils n’étaient que des petites conventions mentales pour présenter une idée, des schémas pour illustrer un point et se faire mieux comprendre. Et on s’y référait somme toute assez peu. Jamais peut-être, ne vous avait-on dit que ces symboles étaient sous-tendus par une Géométrie, Language Divin ? A vous d’en déduire que peut-être cette approche Essentielle est complémentaire de ce que vous avez déjà acquis par ailleurs ?
  • Vous pourriez également vous rendre compte que jusqu’ici votre enseignement, pourtant profond et sérieux (des pratiques de yoga ou de chamanisme par exemple) ne parle pas tellement de métaphysique. Alors comment serait-ce possible qu’il leur manquât cette pièce du puzzle, prétendument si importante, si ces enseignements sont aussi authentiques ?
    • D’abord, cela ne manque peut-être pas. Renseignez-vous mieux. Le Taoïsme, par exemple, ou le Yoga sont sous-tendus par des textes fondateurs éminemment métaphysiques. Mais ce n’est peut-être pas le propos des cours collectifs que vous suivez, qui s’adressent plutôt au corps. Cela dit, le corps n’est pas étranger à l’esprit. Votre pratique corporelle, si elle est juste, devrait inclure l’esprit (et l’âme), et vous conduire naturellement à vous poser les questions que nous partageons ici…
    • Ensuite, peut-être que le propos de ces pratiques n’est pas de vous faire accéder de cette manière à la conscience, mais plutôt d’une manière indirecte, plus douce, à travers une sensibilisation progressive par le corps… Mais à la fin, au sommet de la montagne, les chemins se rejoignent, quelle que soit la face que vous avez empruntée pour la grimper et la pente que vous avez observée. A condition toutefois que votre enseignant y accède lui-même…
    • Et puis, l’Esotérisme du fond des Cryptes a cette particularité que l’Occident et l’Orient exotériques ne partagent pas : celle d’aller droit au but, à la Source, et d’une manière directe. Contempler l’Origine sans détour, tel l’Aigle faisant face au soleil, c’est une possibilité. Elle ne convient certes pas à tous, mais un jour, elle s’impose d’elle-même, quand il n’y a plus que cela à faire, les préliminaires ayant été suffisamment explorés.
  • Enfin, vous pourriez avoir peur de penser hors du cadre de vos dogmes. Dans ce cas, voyez tout cela avec vos autorités religieuses respectives. Observez donc leurs interdits et leurs tabous, si vous préférez ne pas réfléchir par vous-même. C’est respectable, et ce sera très bien ainsi. Ne regrettez rien, il ne vous manquera rien. L’appétit vous viendra peut-être plus tard d’engager des réflexions qui pour l’instant ne vous intéressent pas.

Après ces préalables, abordons maintenant ce qu’est la métaphysique.

Qu’est-ce que la métaphysique ?

La métaphysique (« au-dessus » ou « en amont » de la physique), va au-delà de ce qui est constatable concrètement. La métaphysique est l’étude des Causes.

Elle peut s’envisager de deux manières :

  • soit elle se borne à apprendre des croyances à propos de l’Origine, des dogmes qui seraient ainsi enseignés, et auxquels on devrait « croire », ou bien des idées de philosophie abstraite, que l’on étudierait pour se cultiver à ses heures perdues…(il me semble que ceci doit être l’objet de la « théologie » enseignée à l’université)
  • soit elle est la recherche intérieure et centrale d’une vie, qui osera se poser toutes les questions spirituelles, jusqu’aux plus abstraites de l’origine et même : de l’Origine de l’origine…Dans ce cas, ce n’est pas une promenade culturelle, mais un engagement ardent, une « soif de vérité » et non pas une quête de « savoir ».

Cette seconde perspective, à la fois intelligente et sensible, débouche sur des applications pratiques en termes de :

  • prises de conscience et d’éthique à appliquer au quotidien
  • actes opératifs (éventuellement)

Nota : Platon met dans la bouche de Socrate la notion de théologie (« Science de la Divinité »),  une « épuration philosophique » de la présentation mythologique des dieux, visant à dépasser les fables pour accéder au Sens premier vers lequel pointent les mythes. En ce sens premier, théologie et métaphysique semblent se rejoindre. Mais est-ce toujours là l’esprit qui anime les enseignements universitaires ?

Travailler sur la page blanche

Mieux que d’apprendre une symbolique et de lire la pensée d’autrui, il s’agit de s’interroger profondément sur la Conscience et sur l’Essence de sa Manifestation. Les Géométries permettent de « Réfléchir » par soi-même, avec la sensibilité et la raison conjointes, en partant si possible de la « page blanche » selon une méthode traditionnelle, inspirée de la  « scolastique » du Moyen-âge.

Ce travail est un Exercice spirituel majeur, qui ouvre l’Entendement à une compréhension qui déborde les limites du Mental.  Cette expérience d’Unité, est fondatrice de toute révélation, quel que soit le chemin emprunté.

La métaphysique de l’Unité, libératrice des conflits du binaire

Ainsi la méditation métaphysique par elle-même augmente-t-elle la Conscience individuelle, permettant au Chercheur de finir de s’arracher des conditionnements et des vues dualitaires, tout en s’enracinant davantage dans l’instant présent (« les pieds sur terre et la tête dans le Soleil »- St. Jean).

La Conscience de l’Unité, de plus en plus vibrante en Soi, révèle les potentiels de l’Etre et débouche naturellement sur un Amour global pour la vie sous toutes ses formes.

  • Ne devrait-on pas respecter la nature dans une perspective d’éternité par delà les limites de l’incarnation, au lieu de la saccager à partir d’une pensée matérialiste qui ne prend en compte que le court terme ?
  • Etant donnée sa place dans les Architectures, le genre humain (sans distinction de races, de sexes ou de religions) n’est-il pas Responsable de prolonger le « Beau Plan » du « Grand Architecte » ?

Cette dernière question, formulée avec des termes empruntés à la maçonnerie traditionnelle,  pose tout l’enjeu de ce que l’on appelle parfois : l’Opératif.

Comment travailler la métaphysique ?

Voir à ce sujet cette autre page dédiée à cette question : Ateliers de métaphysique

 

Nota à propos de la métaphysique de Jacques Breyer :

La thèse métaphysique de Breyer est proposée de façon lapidaire dans le deuxième chapitre de « Terre Oméga », intitulé « L’Arcane », ainsi que dans le chapitre « Puissance des nombres sur la matière » du livre « Vaincre la seconde mort ».

Exprimés en termes poétiques et hermétiques (c’est-à-dire avec plusieurs niveaux de sens superposés), ces textes représentent un puissant support de méditation, accompagné de Géométries qui parlent directement à l’âme autant qu’à l’esprit de l’étudiant sincère.

La démarche consiste à partir de la nature même de l’Origine pour suivre les développements logiques de son Expression depuis l’Abstrait jusqu’au Concret des mondes finis, en passant par les différents paliers vibratoires de Relativité. C’est un voyage vibrant et passionnant à vivre, en soi-même…