Présent Eternel – Raccourci expérientiel

Cet article sera très court, puisque « le temps presse », paraît-il… 🙂

Posons-nous la question, dans notre expérience de tout de suite :

  • depuis combien de temps sommes-nous en train de vivre l’instant présent ?
  • de la même manière, essayons de guetter le passage de l’instant présent à l’instant d’après…

A ces questions simples, on constate (et cela ne peut qu’agacer le mental) que l’instant présent n’a ni début ni fin, et qu’il semble donc s’étirer à l’infini, tout en procurant une notion d’instantanéité, hors de toute durée.

Oui, le présent est un cadeau (une Grâce, en quelque sorte), qui n’est pas situable dans le temps. Il est proprement Eternel, c’est-à-dire hors du temps.

Cela devrait rassurer bon nombre de nos angoisses, tout en nous flanquant un sérieux vertige !

« Panem et circenses »

  • C’est excitant le vertige : on paye d’ailleurs très cher des attractions dérisoires pour se donner ce frisson.
  • Et la paix qui émane de la cessation des angoisses et infiniment goûteuse.

Que demande le peuple : on a ici réuni dans ce simple constat : du pain et des jeux !

Pas besoin d’en dire plus…

Si on veut bien scruter notre propre expérience de maintenant, sans faire intervenir le mental, lequel ne devient intelligent que lorsqu’il reconnaît enfin sa propre limite (son impuissance à pénétrer dans la non-dualité est une forme de bêtise), alors on verra par soi-même, sans effort et tout de suite : que la vie est belle. Et tellement drôle, avec ses paradoxes multiples. Ne voit-on pas que la mort n’a pas vraiment de sens ? C’est une réalité qui ne concerne que le corps… Elle ne mérite pas qu’on en ait peur.

Il faut pour mener cette investigation intime le désir farouche d’un chat guettant devant un trou de souris…

A chacun de voir midi à sa porte, comme ce chat hyper vigilant.

Mais quand il est l’heure, l’évidence s’impose de l’illusion du temps !

Une expérimentation simple et immédiate

La respiration est une fonction à la fois involontaire (ça respire tout seul sans qu’on n’ait besoin de s’en préoccuper) et volontaire (on peut respirer délibérément). De ce fait elle représente une voie d’accès du conscient à l’inconscient. Ainsi, en prenant l’ascenseur de l’expiration, on peut « descendre » notre attention du haut du corps (nez, trachée poumons) au bas du corps (sous le diaphragme, dans le bas ventre et les points d’appui du corps sur le sol).

Par la respiration, on accède simplement aux sensations corporelles du bas du corps, avant que celles-ci ne se diffusent dans une sensation globale.

Or, comme le dit Eckhart Tollé, le corps est une des portes de l’instant présent. En effet, le corps n’est ni dans le passé, ni dans le futur, ses sensations ne s’inscrivent pas dans le champ de nos représentations mentales à propos du temps, elles sont toujours perçues dans le présent.

1- Respirez consciemment, sans forcer, juste se mettre à l’écoute et prendre l’ascenseur vers le bas du corps

2- Ecoutez les sensations locales se diffuser dans une globalité de perception de la vie du corps

3- Et demeurez là, dans cet état de présence… Vous êtes arrivé : c’est l’instant présent, qu’en fait, vous n’aviez jamais quitté. Ce n’était qu’un exil momentané et superficiel d l’énergie qui se focalisait dans la tête 🙂