Quelles sont nos chances de survie ?

Que va-t-il se passer, maintenant et dans les prochaines années, pour notre planète et notre humanité  ?

Sans être ni voyant, ni prophète, ni non plus très affuté sur les questions de l’écologie, nous pouvons tout de même, par la simple logique envisager plusieurs cas de figure, (hélas pas tous réjouissants). Mais il est intéressant cependant d’en faire l’inventaire, pour savoir à quoi s’en tenir…

Bilan sec

Depuis une centaine d’années environ, l’humanité détruit crescendo et systématiquement son biotope :

  • déforestation massive,
  • extermination d’espèces (faune et flore);
  • pollution des sols, des mers et de l’air ;
  • pillage des ressources (hydrocarbures notamment) ;
  • déchets surabondants (nucléaires notamment, qu’on ne sait pas traiter, continent de plastique dérivant sur les mers, etc…)
  • kyrielle de satellites abandonnés autour de la terre, comme si l’espace était une poubelle ;
  • agriculture faisant une guerre systématique à la nature, et lui bombardant des produits toxiques en permanence et à grande échelle, tuant toute vie dans et autour des champs, ainsi souillés ;

Cette liste n’est certainement pas exhaustive. Bien que non spécialistes de ces questions, elles nous révoltent et nous désolent évidemment (comme c’est certainement le cas pour toute personne sensible et sensée).

Pas besoin de compulser des milliers d’articles pour voir l’évidence, en comprendre le principe, et en apprécier l’imminence des conséquences.

Ces dernières commencent à être reconnues, comme le réchauffement climatique, engendrant sécheresse (entraînant à son tour incendies et inondations), fonte des glaciers, montée des eaux, détournement des courants marins, transformation des climats, vagues d’immigration massives de réfugiés climatiques, etc…

Il est également évident que les gouvernements ne feront rien pour rectifier le tir, tenus qu’ils sont par ceux qui les financent, et qui semblent pour leur part être complètement fous (puisqu’ils acceptent délibérément et en conscience de poursuivre leur course folle, tout en ne pouvant pas ignorer que cela finira par les tuer eux-mêmes, avec l’ensemble des autres humains).

  • Combien d’années reste-t-il avant que la vie ne soit plus possible ?
  • Les premières catastrophes finiront-elles par secouer suffisamment les consciences, pour que l’humanité se décide à repartir dans une autre direction, moins criminelle ?
  • Aurons-nous la créativité pour  nous réorienter et réparer nos erreurs (mais les espèces disparues ne reviendront pas, et certains désordres planétaires ne se résorberont probablement jamais) ?
  • Une organisation mondiale verra-t-elle le jour qui fera régner l’équilibre, ainsi qu’une vraie justice et une paix durable entre les nations ?

Cela paraît peu probable au regard de ce qui se passe aujourd’hui, mais il ne faut pas désespérer du genre humain :

Le pire n’est jamais certain !

…et un miracle est toujours possible.

Qu’en dit la Tradition ?

Dans les textes Chrétiens, il est question d’une succession de trois étapes, prévues dans le « Beau Plan de l’Architecte » (comme le disent les bâtisseurs de cathédrales) :

  • Une Apocalypse : révélation dans la douleur, débouchant sur une « Porte étroite », une « Parousie »
  • Un âge d’or
  • Un Millénium dans la « Jérusalem Céleste »
  • Une fusion ultime au Graal de notre condition

Détaillons ces différents termes.

Puis regardons ce qui peut encore s’envisager, au-delà de ce chemin archétype, proposé par le déterminisme de la Loi, malgré le mauvais usage que l’homme a fait de son Libre Arbitre.

Enfin, voyons ce qu’individuellement, il reste à faire, pour favoriser le meilleur scénario, pour soi-même et la famille humaine.

Bref rappel de la Chute et de la Remontée

Dans le cadre de la « Descente » de l’Unité, le processus connaît une « Chute », une rupture, qui fait passer « localement et temporellement » de l’infini au fini, si bien que la matière apparaît (voir à ce sujet le chapitre II de Terre Oméga, qui décompose bien le processus alchimique de la Chute des éléments) depuis l’Ether primordial : Feu, Air, Eau, Terre

Schéma de l’OUROBOROS

(L’ouroboros est une Divinité Grecque, représentée par un serpent qui mange sa propre queue. Cette image illustre le processus par lequel l’Unité s’expose à la Dualité, laquelle remonte à l’Unité à travers ses parcelles conscientisées et dès lors, densifiées.)

De la matière obtenue par ressasse successifs du Feu à la Terre, émerge un courant vital qui se traduit par la Remontée des 3 Règnes : Minéral, Végétal, Animal.

Et, dans ce dernier gîte, l’homo sapiens s’érige peu à peu en conscience, au fil des âges, malgré ses errements divers. Ainsi, progressivement, quelques cellules humaines fortement individualisées au sein du collectif globalement peu différencié, prenant puissamment conscience de leur condition de « Fils dans le Père », accomplissent le but du « Fiat Lux » initial, en Communiant dès cette vie à la Pure Conscience de l’Unité, au sein même de la Dualité.

Maintenant, détaillons les dernières étapes de ce processus de densification en Dieu de son Ether primordial, à travers l’Alchimie individuelle appliquée aux Fruits d’un Monde particulier.

Quelques expressions consacrées

Apocalypse : le terme signifie « révélation dans la douleur ». Les textes (Esséniens notamment, ainsi que diverses prophéties célèbres de par le monde) prévoient aux « derniers temps » un âge de destruction, s’achevant par un renversement brusque de la coupe de Ganimède, après que les éléments se soient retournés contre l’homme par voie naturelle. Il y aura probablement plusieurs retournements concomitants :

  • retournement des consciences surtout, entraînant enfin une remise en question des comportements,
  • mais éventuellement aussi retournement des pôles, mutation de la matière, transformations cosmiques diverses à l’échelle de notre planète, etc…

Il est ainsi prévu dans les derniers temps de l’expérience humaine, une sorte de poussée de fièvre, développant une auto-destruction massive des hommes entre eux, et envers la nature, dont les conséquences redoutables sont sensées provoquer des prises de conscience salutaires et des rectifications salvatrices.

Âge d’or : ces « tribulations » sont sensées déboucher sur la possibilité d’une période bénie, où ce qui reste de l’humanité s’étant ressaisie, se dédierait enfin de concert à la spiritualité, ayant enfin compris le sens profond de l’incarnation… et n’ayant plus que ça à faire, sur les décombres des décadences précédentes !

En cette  période (assez courte en comparaison des durées des étapes antérieures), la conscience éclairée favorisera dans le cerveau l’émergence de facultés supérieures, permettant notamment des contacts explicites et « officiels » avec le Plan de désincarnation. Les maîtres de sagesse désincarnés, à l’individualité préservée, pourront alors orienter plus directement les recherches spirituelles et pratiques des êtres éveillés. Et ces avancées profiteront à tous, qui seront eux-mêmes à ce moment-là, collectivement disponibles et réceptifs à la spiritualité.

A quoi sert cette période d’âge d’or ?

  • N’est-ce là qu’une « récompense » quand la créature a bien travaillé à l’école ? Dans un sens  enfantin : oui. C’est cela.
  • Mais plus « adultement » parlant, c’est l’aboutissement de tout le cheminement de la Conscience à travers l’Ouroboros Divin (Voir notre schéma ci-dessus).
  • C’est le dernière « ciselure », après la « pierre brute » et la « pierre taillée ». L’humanité dans son enfance a d’abord nourri une crainte et un respect instinctifs face aux puissances de la nature. Ensuite elle a appris à les aimer, enfin elle les comprend progressivement. C’est au sein de cette compréhension, que la démarche scientifique rejoignant l’intuition spirituelle, une Haute Science peut enfin pousser à des vues jamais atteintes auparavant, tant que les cellules du cerveau n’y étaient pas suffisamment disposées. Il faut pour cela que le coeur soit aimant et la tête éveillée. On est encore loin du compte, mais cela peut se déclencher brutalement au sein de l’humanité (mutation brusque de notre espèce).

Millenium et Jérusalem Céleste : Passée cette période d’Eveil et de Réalisation Spirituelle sur Terre, la planète étant âgée et l’humanité devenue Sage, une « Jérusalem Céleste » a enfin pu être achevée dans l’Astral de notre Terre. A l’image de notre corps Glorieux individuel, un corps Christique collectif a pu ainsi être secrété dans les Plans subtils (comme un miel dans une ruche), qui peut héberger les consciences individualisées, suffisamment forgées pour poursuivre une désincarnation consciente et individualisée, presque semi concrète, avec des expériences sensorielles exhaussées.

Cette « Ville » est une Rose semi-matérielle, progressivement densifiée au cours du Temps VII de Notre Dame, et ciselée pendant l’âge d’or par les humains Révélés, sous la conduite des Egrégores unifiés en Oméga (voir Terre Oméga et nos autres articles pour toutes ces notions, qu’on ne peut détailler ici, au risque sinon de faire perdre au lecteur le fil de notre propos du jour).

A titre de clin d’oeil, et sans plus de développements à ce stade de notre article, partageons cependant deux petits schémas, extraits d’un Travail effectué avec un ami cher, il y a quelques années, qui explorait comment l’Architecture se complexifiant au Temps VII de Notre Dame, la Rose Abstraite se densifierait elle aussi, en même temps que la matière se vitrifiera, laissant la possibilité d’une semi-incarnation ou désincarnation non dépourvue de sensations corporelles…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pendant une période de plusieurs millénaires, des « multiplications » de la densité peuvent être alors obtenues sur les êtres Révélés, se maintenant volontairement individualisés au sein de la Jérusalem Céleste, pour Parachever l’Oeuvre Commune. Quelle perspective réconfortante tout de même, si on y réfléchit bien.

Fusion au Graal : L’humanité ainsi éthérisée au maximum peut dès lors fusionner avec Béatitude dans le Graal Ethérique de notre Planète.

Au  IXème et dernier Temps du cheminement de la Conscience en Dieu, cette dernière se réincarnera peut-être sur un autre support, ou se refondra un peu plus loin spirituellement dans la Relativité Mère… Cela ne concerne plus les individus, désormais fusionnés avec Elle dans son Eternité.

Alors, quelles sont les possibilités ?

… ou hélas, quelles sont les « probabilités », en fonction des options qui restent encore ouvertes, malgré nos bévues…

Théoriquement, nous devrions pouvoir vivre un Age d’or, tel que décrit ici. Mais il faut pour cela des conditions :

  • Que l’humanité, secouée par le bilan de ces Actes, prenne conscience et se rectifie enfin. C’est très possible de le faire collectivement, puisque des individus y parviennent déjà, depuis des millénaires, et qu’en ce moment beaucoup de personnes s’éveillent. Encore faut-il que l’emballement du « système » puisse être stoppé dans sa fuite en avant vers la croissance effrénée. Cela devrait être possible au regard de chocs violents qui vont nous étreindre (mais à quel prix !).
  • Qu’il reste suffisamment d’humains en vie pour cela (et on ne sait pas jusqu’où iront les réactions en chaîne systémiques, risquant d’éradiquer l’espèce, voire toute vie sur terre..). Désolé, si cela vous fait peur, ou vous désole, car en effet ces perspectives, qu’il faut tout de même bien envisager, sont effrayantes.

Plusieurs scénarios s’offrent à nous :

  • le meilleur : c’est le Beau Plan de l’Architecte, le couronnement que Dieu se promet à lui-même à travers notre accession, inscrite comme un potentiel spirituel. Tel est son But, tel est notre projet ultime.
  • l’intermédiaire :
    • un Âge d’or partiel, écourté, spartiate… permettant tout de même à notre humanité d’Accomplir quelques unes des Ciselures nécessaires à la perfection de son Oeuvre (elle-même se rendant encore plus transparente dans sa conscience épurée, au maximum de ses possibilités accordées).
    • Ou bien un âge d’or sacrifié, mais un accès tout de même au Millenium (le Temps VII voyant une complexification de la matière permettra peut-être de vitrifier et de bloquer les poisons, qui dès lors n’empêcheront pas la désincarnation dans notre Sphère bien aimée). Nous jouirions d’une Jérusalem Céleste un peu brute, mais tout de même vibrante et vivante.
  • le pire : un support matériel tellement abîmé, que non seulement l’incarnation n’y serait plus possible, mais la désincarnation non plus. Dès lors l’entité planétaire fusionnerait prématurément à la Relativité Mère, évidemment avec son humanité, alors que celle-ci serait insuffisamment prête à apprécier pleinement cette ultime expérience de Béatitude. Ce serait dommage pour nous et pour elle. Mais en Dieu, les cartes sont rebrassées aussitôt, et l’expérience se poursuit en Lui (mais sans nous) un peu plus loin ailleurs, comme depuis Toujours et à Jamais…

Fort heureusement, le libre arbitre de la créature locale ne peut détruire le déterminisme de la Loi globale du Père.

Sinon, il n’y aurait déjà plus rien… depuis toujours :-).

Par définition, la Lumière éclaire les Ténèbres, et non l’inverse. A cette simple phrase, on doit déjà pouvoir ressentir que les pouvoirs respectifs de la Lumière et des Ténèbres ne sont pas équivalents.

Combien de temps nous reste-t-il à vivre ?

Il est légitime de se poser cette question, même si le fait de la poser peut déjà faire peur à certains que l’ombre de la mort met déjà mal à l’aise 🙂

Rassurons-nous, il nous reste autant de temps à vivre qu’à n’importe quelle époque autre précédente ou suivante : il nous reste autant de temps qu’à la veille de notre mort. Seul existe l’instant présent, qui n’a pas de durée. Ce corps est né il y a quelques instants et disparaîtra bientôt. Dans 30 ans, 3 ans ou 3 minutes : quelle importance ? Du point de vue de l’éternité que nous sommes,  cela ne change rien.

Reconnaissons que nous ne sommes ni notre corps ni le petit personnage immatériel pour lequel nous nous prenons ordinairement.

Etant la vie elle-même, nous ne naissons ni ne mourrons.

En revanche, à l’évidence le corps naît et meurt (sauf exception à laquelle nous avons fait allusion à propos d’Elie dans cet article sur les mathématiques de l’origine).

Voyons clairement, comme le souligne pertinemment Elkhart Tollé, que la mort n’est pas l’opposé de la vie (qui n’a pas d’opposé) mais seulement celui de la naissance.

Quand on a peur de mourir, c’est surtout qu’on a peur d’avoir insuffisamment vécu. Mais si on vit bien, le temps importe peu. La vraie question est donc surtout de savoir comment bien vivre !

Autrement dit, la question  n’est donc pas tant de savoir quand ce corps mourra, mais plutôt : comment être juste, maintenant, pendant cette incarnation. Comment s’aligner sur la Loi, à chaque instant ?

  • Quant à savoir si la mort nous guette : on l’a dit, c’est une certitude !
  • L’époque actuelle verra-t-elle s’éteindre l’humanité ? Ce n’est pas impossible, hélas. Et ce n’est pas nous qui le disons, tout le monde en parle…
  • Est-ce pour bientôt ?

Laissons aux « millénaristes »  le soin de s’enfiévrer avec de telles perspectives.

  • Des calculs sérieux ont pu être effectués intégrant des données métaphysiques et Géométriques ;
  • D’autres (que je connais pas) ont certainement modélisé des probabilités, prenant en compte des paramètres scientifiques ;
  • Des clichés ont pu être aperçus par des visionnaires (voir les prophéties de Nostradamus par exemple) ;
  • Des angoisses diverses ont aussi pu être projetées, que des voyants insuffisamment forgés récupèrent ensuite depuis leurs propres tourments inconscients.
  • Enfin, des charlatans n’ont pas manqué d’abuser des pauvres gens, en leur faisant peur à partir de pseudos révélations, pour mieux les rouler et s’assurer d’une emprise quelconque sur eux…

Mais pour autant, nul ne connaît l’avenir. Et c’est bien ainsi.

Encore une fois la question, c’est de bien vivre maintenant, pas de se préoccuper de mourir tout-à-l’heure.

Si nous sommes la vie, il faut la respecter est ‘y accrocher, même et surtout pendant une tempête. Et se tenir solidaire des autres. Qu’on n’a pas besoin de fréquenter sans cesse pour autant.

Se Réaliser, en y aidant les autres

N’allons pas imaginer que cette vision sera un jour reconnue et répandue. Elle est issue d’un enseignement ésotérique, et même si ce dernier est aujourd’hui publié, comme à travers cet article, il faut se maintenir très lucide et tranquille :

  • Il n’y a jamais eu de « secret » : rien n’est caché en Dieu, tout est là, déployé sous nos pieds. C’est juste que les gens ne ne se rendent pas encore disponibles, donc ne cultivent pas le cheminement qui les amènerait sinon infailliblement à la conscience, eux aussi, s’ils s’y adonnaient de tout leur coeur. Et que découvriraient-ils donc ? Ce que nous partageons là, notamment. Ils le diraient avec leurs mots, et depuis leur propre tradition probablement. Donc, il n’y a rien ni à révéler ni à cacher, il y a juste à exposer simplement les choses telles que nous les voyons, sans prétendre pour autant que ce serait la seule vérité ou même la plus haute. C’est « un  » point de vue, c’est tout.

Nota : Et nous sommes sans illusion qu’à l’heure actuelle très peu de gens peuvent ne serait-ce que comprendre ce que nous disons. Pourtant ce sont des choses simples exprimées simplement dans un langage simple. Et nous ne sommes certainement pas « supérieurement intelligent », mais il faut avoir cultivé une ouverture et entraîné une forme de pensée, qui ne s’épanouit pas en soi en un instant. Cette Alchimie nécessite du temps, celui de l’incarnation, qui est normalement prévu pour être consacré à cette queste. Mais qui s’en rend compte et s’y consacre ?…

  • Cependant, il est logique que de plus en plus de personnes s’intéressent au genre de choses que nous partageons ici, et que des lecteurs un peu plus nombreux à l’avenir se pencheront sur ces questions. Ils auront également plus de facilité à comprendre (à la fois par ce que le bilan que nous évoquons sera sous leurs yeux, et aussi parce qu’ils se seront éveillés davantage entre temps). Mais le grand collectif n’est pas prêt de s’éveiller à tout cela, et c’est normal. Même initié, le collectif ne se déversera pas immédiatement et comme un seul homme dans la plus haute Tradition de Voie sèche (Géométrie Métaphysique directe et Opératif dépouillé de tout folklore). Cela ne nous empêchera pas de transmettre ce qui doit l’être, et comme on le disait au moyen-âge : « Dieu reconnaîtra les siens dans le chaos du champ de bataille ».

Quoi qu’il arrive ou non, tout est pour le mieux, cependant que chacun de nous (vous et moi), fait de son mieux pour avancer personnellement et contribuer, car « le Père aime la participation consciente du Fils »… Ce n’est donc pas parce que les choses sont déjà en partie « écrites » (déterminées) qu’il n’y a pas une part de libre arbitre et de responsabilité à assumer. Mais sans angoisse, et sans fièvre. C’est en étant soi-même en paix, maintenant, qu’on obtiendra une paix étendue, plus tard, si cela doit.

Alors justement, que peut-on faire, individuellement, dans ce contexte où de noirs nuages s’amoncellent manifestement au-dessus de nos têtes ?

Que peut-on faire, chacun, individuellement ?

Nous venons d’y faire allusion, il est d’abord urgent de rester calme. Quand un vent de panique soufflera dans le monde, il ne faudra pas hurler avec les loups, ni non plus se terrer chez soi, mais être fidèle au poste, anonyme dans la foule, au contact des amis que la vie a mis sur notre chemin. Certains seront déjà « avec nous », et d’autres auront besoin d’un peu de soutien (et d’éclairages peut-être). Quant à l’immense majorité, il est à craindre qu’elle se sente complètement perdue et fasse hélas encore plus n’importe quoi qu’aujourd’hui.

De même que Dieu est seul dans son Unité, nous qui sommes « faits à son image » (comme dit la Parole) nous naissons seuls, nous mourrons seuls, et entre les deux nous sommes seuls dans notre bulle de conscience à faire éclore. On ne peut que reconnaître cette évidence, même si on peut aimer et être aimé d’autrui qui nous entoure.

Qui que nous soyons, nous ne sommes pas venus au monde d’abord pour les autres, mais d’abord pour nous Réaliser nous-même.

 

Notre priorité est donc, comme depuis toujours, de poursuivre notre Alchimie personnelle, en cultivant notre Ovoïde. Il n’y a là aucun égoïsme. Ce n’est que lucidité et pragmatisme. Avant de sauver quelqu’un qui se noie, ne faut-il pas d’abord savoir nager soi-même ?

A ce propos, citons ce très beau texte de Jacques Breyer :

« Cheminement de l’Ovoïde »

« Quand Vulcain éprouve le Cercle afin de le Qualifier par la Forge, ce Caïn (remis par les Dieux) devient Ovale s’il est de bonne Race.

Ou bien, cette Pierre brute finit brisée, lorsqu’elle ne peut subir tout d’abord « l’Enclume » chargée de la Dégrossir, de la Tailler.

Ensuite , à condition que jusque là il ait «Tenu », l’ Oeuvre sera confié aux Mains du Grand Tubalcaïn, cet Artiste Ciseleur, responsable d’une parfaite Finition du Matériau entrepris.

. . . Ici donc, Tout sera Accompli . (Certes, il faut Souffrir pour être Beau ! )

En d ‘autres termes, nous dirons :

— le corps, dont nous disposons dans l’Incarnation, est normalement le support lourd, épais, ordinaire et premier, de multiples «expériences ».

Ces « épreuves » de tous ordres ont un retentissement, une prolongation, un écho vibratoire, non seulement dans ce corps matériel qui les rencontre, mais également tout ceci Rayonne autour de lui (comme une seconde Nature), tel un Champ supérieur de Lumière, aux mille graduations possibles.

Nous entrons là, dans la Part Subtile de nous-mêmes, dès lors diversement Forgée … et c’est d’abord ici (répétons-le) qu’ il convient de «Tenir » .

— Une Ame bien trempée n’est autre qu’ une Moisson fluidique emmagasinée, obtenue par les Leçons, positives, tirées des événements vécus au travers de la chair, reconnus nécessaires, acceptés honnêtement.

C’est un Oeuf, Existentiel dans l’Essence, à la mesure de sa Densification.

Cet Ovoïde nimbe, auréole, le Pentagramme métaphysique tracé par les Lignes maîtresses de notre corps, qu’il imbibe (aussi) entièrement.

Donc, à la Mort, cet Acquis se détache tout Naturellement de la dépouille que nous abandonnons au tombeau, pour rejoindre enfin Libre (parfois avec difficultés) son Plan d’Appartenance Spirituelle, suivant ses Correspondances et Qualités.

Couronnant cette « Apothéose », la Constitution et le Cheminement classique de l’ Ovoïde ne seraient pas complets, donc resteraient imparfaits, si nous ne parlions pas (en ce domaine) du Gouverneur que doit être l’Esprit.

Sans reprendre nos exposés sur la Réincarnation (possible par Greffe, à compter de l’Astral), ni l’ énumération de nos différents Manteaux dans l’Invisible, nous dirons simplement ici, afin d’être sensible à tous :

–  Le corps, l’âme et l’esprit, forment une trilogie opérative, un ,‹ viatique » fondamental qu’ il est important de connaître dans ses rouages, lorsque nous voulons Consciemment être Sauvés .

— L’Esprit, ce Germe Divin dont nous héritons au Naissant, se développera harmonieusement avec le corps, puis il

plafonnera comme celui-ci avant de « reculer », à moins que des Ciselures ne l’en aient Protégé.

– L’ Esprit, quand il est Ouvragé, Epanoui, règne au centre de l’Ovoïde, c’est une Ampoule de Feu ardent.

Et ce Feu dirige alors, en véritable Nautôriier, le Vaisseau dans lequel il a Mûri, dont il maintient les Courbes animiques parfaitement assemblées.

Cette confirmation, ce renforcement de la Texture ésotérique qui l’entoure, n’empêche nullement (bien au contraire) un tel « Soleil » d’être, par ailleurs, de plus en plus Libéré du support charnel vieillissant, pouvant être le sien Ici-Bas.

A ce Stade, l’Initié incarné est enfin réalisé. Unifiant Connaissance et Pouvoirs, il n’a pas à attendre le trépas pour participer (sagement) aux Oeuvres de l’autre Dimension.

Ensuite, après cette vie, retrouvant sa Famille des Plans célestes, notre Barreur (avec elle ) Chantera la Gloire de Dieu .

Il Verra et Entendra, il Commu- niquera au travers du Corps subtil de son Ovoïde, dont il sera le Maître rubifié, Or alchimique, qu’aura permis Tubalcaïn.

Enfin, beaucoup plus Loin encore, son Egrégore et lui (j’oserais dire : lassés d’être Soucoupes ), ayant pleinement goûté à notre Eternité, se couleront (satisfaits) au pur Graal de notre Condition.

Ici seulement, Tout sera Accompli dans l’Accompli lui-même ! . . comme le petit Lord devait peut-être y songer, du bout de ses rochers ? (Cela, hélas, est demeuré secret).

Cet Ovoïde nimbe, auréole, le Pentagramme métaphysique tracé par les Lignes maîtresses de notre corps, qu’il imbibe (aussi) entièrement.

Donc, à la Mort, cet Acquis se détache tout Naturellement de la dépouille que nous abandonnons au tombeau, pour rejoindre enfin Libre (parfois avec difficultés) son Plan d’Appartenance Spirituelle, suivant ses Correspondances et Qualités.

Couronnant cette « Apothéose », la Constitution et le Cheminement classique de l’ Ovoïde ne seraient pas complets, donc resteraient imparfaits, si nous ne parlions pas (en ce domaine) du Gouverneur que doit être l’Esprit.

Sans reprendre nos exposés sur la Réincarnation (possible par Greffe, à compter de l’Astral), ni l’ énumération de nos différents Manteaux dans l’Invisible, nous dirons simplement ici, afin d’être sensible à tous :

— Le corps, l’âme et l’esprit, forment une trilogie opérative, un ,‹ viatique » fondamental qu’ il est important de connaître dans ses rouages, lorsque nous voulons Consciemment être Sauvés .

— L’Esprit, ce Germe Divin dont nous héritons au Naissant, se développera harmonieusement avec le corps, puis il plafonnera comme celui-ci avant de « reculer », à moins que des Ciselures ne l’en aient Protégé.

– L’ Esprit, quand il est Ouvragé, Epanoui, règne au centre de l’Ovoïde, c’est une Ampoule de Feu ardent.

Et ce Feu dirige alors, en véritable Nautôriier, le Vaisseau dans lequel il a Mûri, dont il maintient les Courbes animiques parfaitement assemblées.

Cette confirmation, ce renforcement de la Texture ésotérique qui l’entoure, n’empêche nullement (bien au contraire) un tel « Soleil » d’être, par ailleurs, de plus en plus Libéré du support charnel vieillissant, pouvant être le sien Ici-Bas. » – Jacques Breyer – Extrait de « Il faut souffrir pour être beau »

A la suite de ce texte et pour conclure son livre, Jacques Breyer poursuit avec cette courte synthèse  intitulée :

« L’Oeil du Cyclone »

(Ethique du Chevalier ) .

Lumineux, au coeur même des Ténèbres — Immobile, au sein de la Tempête
Lucide, parmi tous les Aveuglements — Paisible, souriant des Passions tourmentées —

cet Oeil du Cyclone se veut (Partout) l’ Inverse de la Quantité asservie — le Dominant, Vainqueur des Dispersions.

Il est ce Point Régnant, autour duquel, les Cercles agités sont soumis à l’Epreuve.

Et chacun d’entre nous, d’ Où qu’il Vienne, peut Atteindre ce Refuge, s’il le désire vraiment.

Il faut pour cela, s’Arracher des Griffes, en osant tout Broyer des prétentions qui, perfides, vous retenaient bassement.

Cultiver le Calme avec persévérance, un Calme discret, mais actif … et ce sera bientôt la Victoire, la Délivrance assignant les chimères .

Justice d’En Haut, dès lors sera rendue .

Enfin, Justice d’En Bas, quelle qu’elle soit, deviendra (du même coup) Intérieurement dépassée.

« Cet Oeil du Cyclone ici Perçu, qui jadis te murmurait dans la Nuit : « Je suis la Paix », tu l’entendras maintenant distinctement te dire : « en Noble Voyageur, tu as su Frapper

— Je t’ai Ouvert — Je te donne ma Paix — Jusqu’ au Zénith, quoi qu’il arrive ou n’arrive pas, désormais nous ne ferons plus qu’Un. « 

Je te l’affirme cher lecteur, au Centre d’un. tel Cyclone, tu Recevras cela ! »

« Bonne Route, je te salue ! » – Jacques Breyer

Rester calme et cultiver la lucidité, en donnant sa confiance à la vie (à défaut de la donner au « petit homme », qui ne semble pas en être tellement digne en ce moment), et en aimant de tout son coeur.

Aimer qui ?

« Aime ton Dieu avant toute choses, et ton prochain comme toi-même » suggère Jésus.

Tout est dit ici par ce « commandement » :

  • de la perspective métaphysique non-duelle
  • et du travail à faire, justement pour assumer sa responsabilité au sein de l’Unité.

Être UN, c’est forcément Aimer. C’est-à-dire aimer Tout.

Comment accéder à cela ?

En reconnaissant que nous sommes nous-même cet Amour rayonnant de Dieu (Jésus n’a-t-il pas dit, et nous comprenons que cela concerne l’humanité entière : « Le Père et moi ne faisons qu’Un ! »).

Pour ceux que cet aspect non duel de l’amour interpelle, nous vous renvoyons au magnifique texte d’Ellam Onru, qui fait l’objet d’un autre article complémentaire à celui-ci, sur ce site.

Lire aussi Saint Paul, fervent promoteur de l’état Christ, dont nous ne résistons pas à la Joie de citer ici son célèbre et texte splendide sur l’Amour :

1ère lettre de Paul aux Corinthiens

01 J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

02 J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, j’aurais beau avoir toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien.

03 J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien.

04 L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ;

05 il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ;

06 il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ;

07 il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.

08 L’amour ne passera jamais. Les prophéties seront dépassées, le don des langues cessera, la connaissance actuelle sera dépassée.

09 En effet, notre connaissance est partielle, nos prophéties sont partielles.

10 Quand viendra l’achèvement, ce qui est partiel sera dépassé.

11 Quand j’étais petit enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j’ai dépassé ce qui était propre à l’enfant.

12 Nous voyons actuellement de manière confuse, comme dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai parfaitement, comme j’ai été connu.

13 Ce qui demeure aujourd’hui, c’est la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande des trois, c’est la charité.