Qu’est-ce qu’un recouvrement d’âme ?
Je crois que l’expression « recouvrement d’âme » vient de la tradition chamanique. Elle part du fait que les épreuves de la vie se présentent parfois sous forme de chocs traumatiques, qui seraient sensés pouvoir nous faire « perdre des parties d’âme ».
Ces parties d’âme manquantes représententeraient alors comme une blessure, un manque, une faille dans l’âme, à cause de laquelle, toutes sortes de maux se reproduisent en boucle dans la vie. Un peu comme quelqu’un à qui manquerait une jambe et ne le saurait pas, et tomberait à chaque fois qu’il s’élance pour marcher…
Ils sont légion !
(…) Car Jésus commandait à l’esprit impur de sortir de cet homme, dont il s’était emparé depuis longtemps; on le gardait lié de chaînes et les fers aux pieds, mais il rompait les liens, et il était entraîné par le démon dans les déserts. Jésus lui demanda : Quel est ton nom? Légion, répondit-il. Car plusieurs démons étaient entrés en lui… – Evangile de Luc 8.29
(…) Arrivés auprès de Jésus, ils trouvèrent assis à ses pieds l’homme que les démons avaient quitté, habillé et devenu raisonnable, et ils furent saisis de crainte.
Oui elles sont parfois « légion » les parties d’âme dissociées, qu’il faut réunifier, pour un recouvrement complet de l’intégrité de l’âme…
Une formulation un peu enfantine
Ce livre de Sandra Ingerman évoque concrètement les fondements d’un protocole chamanique pour recouvrer son âme (voir la définition de ce mot dans notre article : « Qu’est-ce que l’âme ?« )
Cela me paraît être une vision certes pragmatique et efficace, mais parfois un peu simpliste, voire enfantine dans ses explications théoriques (ce n’est toutefois pas un reproche, car la simplicité est un atout considérable. Et puis si ça marche, après tout : peu importe que l’explication reste un peu confuse ou pas tout-à-fait rigoureuse).
Voici pourtant les questions qui me rendent un peu sceptique :
- Où voulez-vous que ces parties d’âme disparaissent ? Quels seraient donc ces lieux (le fameux « monde d’en bas » des chamanes) : est-ce un monde imaginaire, ou bien un pallier vibratoire de la réalité, comme un étage dans un immeuble dont les occupants n’auraient connaissance que du réz de chaussée ? Tout cela reste un peu nébuleux dans les explications proposées dans ce livre, qui ne sont d’ailleurs que saupoudrées de-ci de-là, de façon diffuse. Et s’il s’agissait d’un lieu astral, comme le plan vibratoire des élémentaux invisibles de la nature, ou les plans de désincarnation ? Comment une âme ferait-elle pour exister avec des parties d’elle, réparties sur différents plans ? encore une fois, tout cela me paraît un peu « nébuleux » dans les explications proposées…
- On dit que ces parties d’âme seraient autonomes, disposeraient même d’une forme de libre arbitre… Cela paraît étrange également (mais pas forcément faux). C’est comme si on disait que la main gauche nourrissait de la crainte ou du ressentiment envers le pied gauche… Je crois plutôt qu’on parle toujours de la même âme, mais dont certaines parties sont artificiellement (et donc superficiellement seulement) différenciées. Mais on a l’impression qu’elles ont une vie propre, comme le pied et la main dans notre exemple. En fait, c’est toujours la même âme, animée de la même vie, que l’on perçoit comme dissociée dans des parties distinctes, parce que l’être est déchiré par des contradictions dans le mental. Elles se traduisent par des sortes de tumeur dans son astral, des nodules ou des déchirures dans son aura, ou corps énergétique. Mais, à mon avis, ce ne sont pas des parties de soi « détachées de soi », au sens propre. Cela peut néanmoins être visualisé comme tel par un voyant, ou expliqué comme cela à des fins de pédagogie. Cela peut même suffire, et même être tout-à-fait adapté quand on s’adresse à l’enfant intérieur. Et c’est là, justement, que le chamanisme peut être génial dans sa simplicité archaïque.
- On parle également de « vol » d’âme… Mais comment, concrètement se passeraient ces vols ou ces emprunts ? En fait, on ne peut pas davantage se voler de l’âme qu’on peut, ordinairement, se voler un pied ou un oeil.
Nota : Cela existe pourtant dans les cas extrêmes du traffic d’organes, mais c’est une décadence récente et heureusement encore très rare. Cela ne se fait pas, naturellement, sans recourir à des moyens artificiels lourds pour se greffer indûment une partie ainsi prélevée sur un corps étranger.
N’oublions pas que les organes sont des entités vivantes, et qu’une greffe se passera donc toujours mieux si le donneur est consentant. Dans le cas contraire, le receveur devra faire face à deux réactions de rejet :
-
- celles de son propre corps qui devra s’adapter à l’intrusion d’un corps étranger dans son système ;
- celles de son âme, qui devra subir l’intégration forcée da la partie d’âme correspondant à l’organe greffé, qui aura été violé, pris de force, contre le consentement de la victime (je parle là du cas particulier de vol d’organe, suite à une agression sauvage pour l’opérer).
Du coup, la notion même de recouvrement d’âme me paraît être exprimée de façon ambiguë dans le livre de Sandra Ingerman. Toutefois, elle ne me choque pas, même si je lui préfère l’expression de guérison de l’âme.
Et cela ne nous empêchera :
- ni d’apprécier ce qui est proposé comme protocole de voyage chamanique pour ramener l’âme perdue et l’insuffler dans l’individu qui l’avait égarée.
- ni de vous proposer un protocole de magie opérative dans un octogone (dont le lien hypertexte vous sera fourni à la fin de cet article).
Guérison de l’âme, réparation de l’âme
Personnellement, je crois plutôt à des parties d’âme qui s’atrophient, par refoulement dans l’ombre de la conscience de parties de soi-même, que l’on n’assume pas.
Je crois que des parties de soi peuvent se fermer pour se protéger, et s’étioler avec le temps, sous le coup de mini chocs répétés, ou de chocs violents.
Du moins, cela risque de se produire :
- quand on n’a pas les moyens de conscientiser ce qui est ressenti,
- ou lorsqu’on bloque le ressenti pour se défendre d’une douleur trop intense.
Toutes ces mini fermetures ponctuelles sont autant de fermetures à la vie, à partir de la croyance entretenue en l’existence d’un ego séparé (voir notre article de fond sur « Qu’est-ce que l’ego ?« ).
Il faut reconnaître que c’est presque toujours le cas dans l’enfance, quand on n’a aucun moyen de se défendre, ni de conscientiser ce qui est subi. Et c’est encore plus préjudiciable pour la suite, dans certains parcours particulièrement douloureux, qui nécessitent un travail de réparation de l’âme abîmée, de guérison de l’âme blessée.
L’âme est une texture énergétique fine, comme un manteau de soie délicate. Pour autant, ce manteau est solide et généralement trop fin pour être concerné par des impacts physiques. Mais il peut s’user ou être déchiré sous le coup d’évènements animiques répétés ou violents :
- séparation,
- abandon,
- humiliation,
- oppression,
- enfermement,
- violences diverses (accidents, agressions, viols, insultes),
- etc…
Au-delà du cas particulier de devoir guérir une âme terriblement blessée, il faut de toutes façons prendre soin de son âme, qui a forcément toujours subi quelques accrocs, dans n’importe quel parcours de vie. Même sans problème grave…
Fuites d’énergie et perte d’âme
Les pertes d’âme sont comme autant de pertes d’énergie (ou d’accrocs au manteau énergétique) que l’on subit à travers des interactions malheureuses avec autrui.
Il existe dans la vie de vrais processus de vampirisation, qui constituent des sortes de « vols » d’énergie, en effet. Ainsi les jeux psychologiques pervers, comme :
- le reproche,
- la plainte,
- la bouderie,
- les chantages affectifs,
- les pleurs,
- la morosité,
- la dépression,
- les humiliations,
- les insultes,
- la violence morale ou physique,
- le harcèlement moral, l’insistance,
Toutes ces attitudes, qu’on les fasse subir aux autres ou qu’on les subisse soi-même, sont comme autant de pertes d’énergie, dont il faut se prémunir.
Et s’il arrive qu’on les ait subis ou perpétrés, il faut réparer !
- Réparer pour soi-même
- Réparer pour ses victime, si on a commis ces maltraitances sur autrui. Qu’il s’agisse de nos voisins, de nos collègues, de nos subalternes, de nos patrons, de nos concurrents, de nos parents ou de nos enfants, de nos partenaires sexuels, ou de nos amis.
Il faut d’abord, reconnaître ce qui s’est passé. Etre factuel et ne pas se laisser aller à minimiser. Ne pas exagérer non plus. Ce serait une forme de déni, qui nous éloignerait de la guérison spirituelle.
Bien voir comment des erreurs ont parfois été symétriquement commises de part et d’autre.
Prendre soin de son âme
Le travail de guérison de l’âme, consistera en plusieurs possibilités :
- dans le cas de personnalités dissociées : il faudra réunifier les parties d’âme (réassocier les sous-personnalités, comme le dit la psychologie). Cela peut s’opérer par un accompagnement psychologique, mais aussi par un travail énergétique, voire par un travail spirituel. Le processus chamanique de recouvrement d’âme, tel que décrit par Sandra Ingerman, pourra également s’envisager, à condition de connaître une personne compétente et de confiance, avec laquelle le courant passe. Ceci est d’ailleurs vrai pour n’importe quel type d’accompagnement.
- dans le cas de faiblesses caractérisées : énergisation de partie faibles ou défaillantes. L’acupuncture, les massages, le travail du terrain par les plantes et divers remèdes, seront autant de recours intelligents s’ils sont bien prescrits et administrés. Par exemple, les bienfaits du Qi Gong seront très précieux dans de pareils cas. C’est d’ailleurs, à mon avis, le travail de fond à faire dans tous les cas. Mieux encore que des séances de yoga, qui risquent parfois d’accentuer les déséquilibres de l’âme et du corps, parce qu’on a tendance à pratiquer les postures avec lesquelles on se sent à l’aise, plus que celles qui feraient justement travailler nos zones d’ombre et points faibles.
- dans le cas de déséquilibres : là encore, le recouvrement d’âme qui consiste à unifier les parties d’âme, pourra être une bonne chose. Mais tous les travaux de conscientisation, d’acceptation, de réconciliation intérieure, d’épanouissement de ses parts d’ombre seront les bienvenus. La pratique d’un art (le chant, la musique, la danse, le théâtre, la peinture, le dessin, la sculpture, etc…) sera l’occasion d’une forme naturelle de thérapie de l’âme, qui contribuera notamment à épanouir la sensibilité.
Enfin, osons le reconnaître, la prière est le soin par excellence pour guérir l’âme :
- la méditation, le repos, la douceur, les relations affectueuses, les gestes de tendresse sont évidemment des conditions favorisantes
- ouvrir son coeur à plus grand que Soi, au « Tout Autre », est la meilleure façon de soigner son âme, à condition de ne pas se dissocier d’elle et du corps, sous prétexte de spiritualité.
L’amour est le grand remède à tout
Aimer est la grande clé, le grand remède naturel pour tous les maux :
- Aimer la vie,
- S’Aimer soi-même,
- Aimer autrui.
« Aime ton Dieu avant toutes choses et ton prochain comme toi-même » est donc le « commandement » suprême, qu’il faut méditer et intégrer, si l’on veut guérir son âme : durablement et radicalement.
Dans les paragraphes qui suivent, nous verrons :
- Comment des fuites d’énergie peuvent occasionner des blessures à l’âme, obligeant parfois à recourir à un « recouvrement d’âme ».
- L’impact des émotions sur l’âme et le corps
- L’utilité de se faire accompagner lors d’une démarche de recouvrement de ses parties d’âmes
- Le courage nécessaire au recouvrement d’âme
Accompagnement pour réunifier son âme ?
Le recouvrement d’âme ne consiste pas à se rendre auprès d’un thérapeute chamane, pour lui faire faire le boulot, et puis youpi : vous avez retrouvé les parties d’âme qui vous manquaient, et le tour est joué, vous voici heureux jusqu’à la fin des temps, à moindre effort ! Vous vous doutez quand même bien que ce ne peut pas être aussi « facile » que ça.
Dans la vie, toute chose nécessite de l’énergie, et dès qu’il s’agit d’âme, il s’agit de conscience. Or comme la conscience, c’est vous-même : eh bien c’est vous-même à un moment, qui allez devoir travailler, pour déployer votre conscience.
Bien sûr un accompagnement vous aidera, mais ne fera pas le boulot à votre place.
Un coup de pouce extérieur peut présenter le bénéfice d’un cadre à la fois sécurisant et stimulant :
Avec un accompagnement qualifié, vous savez par où commencer, parce que vous êtes face à quelqu’un d’expérimenté qui a déjà fait ce travail, tandis que ce n’est pas encore votre cas.
L’accompagnant que vous choisirez sera donc supposé pouvoir vous faire des propositions, qui vont vous aider à travailler sur vous-même. En cas de doute, on pourra peut-être vous répondre, vous orienter, vous relancer, vous canaliser, vous protéger, vous réconforter…
Et puis, c’est comme pour tout, quand on est accompagné, on a moins peur, on est plus stimulé, parce que c’est plus vivant…
Le courage nécessaire au recouvrement d’âme
OK, vous allez vous faire aider. Ce qui va dans le meilleur des cas, vous aider à identifier ce qui vous manque et vous mettre en contact avec. Mais encore faut-il que :
- Vous décidiez d’accueillir vos parties d’âme que vous aviez exilées, parce que vous ne les assumiez pas. Mais ce doit être une décision pleine et entière de manière à pouvoir vaincre les résistances intérieures et convaincre les parties de vous-même qui ont peur, ou que vous avez rejetées, parce qu’elles vous font peur, ou vous font honte.
- Vous soyez prêt à accueillir en vous, ce que précisément vous aviez banni. Certes pour de mauvaises raisons, mais pas pour rien tout de même : Imaginez qu’une bande de voyous hirsutes a investi votre salon. Vous les bannissez hors de chez vous. Que croyez-vous qu’il va se passer dès que vous allez les rappeler ? Ils vont faire la seule chose qu’ils avent faire : remettre le désordre. Eux n’ont pas changé. C’est vous, qui devez avoir mûri et acquis suffisamment de sagesse et d’amour pour les accueillir et les éduquer. Pour pouvoir les réintégrer… C’est cela que vous n’aviez déjà pas su faire, qu’il va falloir maintenant réussir.
Prenons un exemple : vous aviez banni une partie de vous très en colère, ou bien une partie de vous qui incarnait une grande tristesse, ou encore une partie de vous qui avait très peur de quelque chose (peur de vivre par exemple).
Rien ni personne dans votre âme n’est méchant, à proprement parler, mais c’est comme une bande de « méchants gremlins » : que va–t-il se passer quand vous allez les accueillir de nouveau chez vous ?

Dès que vous allez cesser de les rejeter, de les refouler, ces parties de vous vont donc revenir. Timidement ou brusquement, mais ils vont revenir. Ces parties de vous qui n’ont pas grandi avec vous, parce que vous les avez cachées sous le tapis, vous les retrouvez en l’état : toujours en colère, tristes ou effrayées, comme des petits démons ! Et c’est le même embarras qui vous avait fait les exiler dans l’ombre de l’inconscience, qui va vous étreindre de nouveau, dès qu’elles vont repointer le bout de leur nez. C’est pourquoi il ne suffit pas de passer chez le chaman comme vous iriez chez le chirurgien. Après il y a non seulement la convalescence mais aussi la rééducation !
Il va falloir grandir, avec vos parties réintégrées…
Assumer l’insupportable
Cela peut aussi être une partie de vous, très créative, très joyeuse, très énergique, très séduisante, qui attirait tellement l’attention par son rayonnement, qu’à cause d’elle vous avez été victime de jalousie, ou de désirs incanalisés de la part d’autrui, qui vous ont valu d’être agressé(e). A cause de cela, vous vous êtes étouffé(e) vous-même pour ne plus être remarqué(e) et risquer d’être agressé(e) de nouveau.
Du coup, évidemment, vous sentez bien que vous ne déployez pas votre plein potentiel et on devine chez vous beaucoup plus que vous ne pouvez en dévoiler, parce que vous n’assumez pas.
Alors, imaginez maintenant qu’on vous délivre de votre armure, qu’on ouvre votre cage. Que va-t-il se passer ?
Par exemple :
- Vous allez de nouveau déployer un magnétisme animal que vous aurez du mal à gérer, qui va de nouveau vous mettre dans des situations compliquées (addictions, situations relationnelles complexes, manifestation des instincts non ciselés, exigences liées à l’appel de la vocation enfin assumée, etc…).
- Et si vos appétits vitaux ou votre attractivité magnétique faisait exploser votre petite vie de famille modèle, où tout est bien rangé et bien sécurisant pour votre ego ?
- Ou bien : si vous repreniez votre inspiration artistique ou vos dons de médiumnité, il faudrait bien y faire face et les honorer… A défaut de quoi, vous en seriez frustré et pourriez même finir par en tomber malade.
Vous voulez retrouver votre énergie ? Très bien.
Mais êtes-vous prêt à accepter vos émotions, à faire de la place dans votre vie, pour assumer ces parties de vous ? Serez-vous capable d’assumer un regain de vitalité (que vous aviez peut-être étouffée pour éviter de faire face à vos désirs et vos pulsions, ou pour éviter d’attirer l’attention) ?
Un exemple concret
Imaginez par exemple, qu’une jeune fille apprenne le décès violent par accident de son petit amoureux de 15 ans. Elle ne l’apprend quasiment qu’à son enterrement (parce que sa propre famille pour la préserver ne lui avait rien dit). Et elle n’est même pas invitée à la cérémonie. Quelques temps après, elle se rend seule à l’église déserte où s’était déroulé l’office, et fond en larmes, tant la situation est injuste et violente pour son petit coeur tendre. Ce jour-là une partie de son coeur se durcit, et reste dorénavant « figé », en berne, comme accroché sur les bancs de cette église.
Trente cinq ans plus tard, initiée au recouvrement d’âme, elle retourne sur les lieux, se place sur le banc de l’église au même endroit que lorsqu’elle n’avait que 15 ans et senti son coeur se déchirer pour longtemps (mais pas pour toujours).
Elle revoit et ressent qu’elle est toujours cette jeune fille, pure et vulnérable, et elle se sent envahie de tendresse, tant pour son amoureux défunt que pour elle-même. Elle comprend son désarroi de l’époque, et prononce à voix basse les mots qui lui manquaient alors pour pouvoir partager son amour et sa détresse.
C’est alors, qu’elle sent quelque chose se raccrocher au fond d’elle (un peu comme une locomotive qui accroche les wagons). Elle se sent envahie d’une grande paix et d’une grande joie. Elle a reconnecté avec une partie d’elle, qui s’était provisoirement éteinte.
Interprétation
Que s’est-il passé dans ce recouvrement d’âme ?
L’âme était-elle restée coincée dans cette église sur le troisième banc à droite en partant du coeur ? Probablement pas ! (Et c’est là que certains auteurs du chamanisme sont parfois un peu naïfs dans leurs interprétations des phénomènes occultes).
Mais, en revanche, c’est en se donnant la peine (c’est le cas de le dire) de retourner sur les lieux, que des connexions se tissent dans son âme, que des sentiments se délient et que son coeur se réouvre enfin.
La libération d’une ancienne souffrance enfouie redonne vie à ce coeur, enfin pleinement vibrant.
Comment ? Tout simplement en laissant remonter à la surface les mémoires, et en osant éprouver pleinement des sanglots qui n’avaient pu être vécus jusqu’au bout à l’époque, dans une famille fermée à l’expression des sentiments.
Comprendre le processus
Vous me direz : « mais cette dame n’a donc pas pu vibrer ni aimer toutes ces années ? »
Mais si, bien sûr. Rassurez-vous, si vous avez vous aussi perdu des parties de votre âme. Cela n’a pas empêché cette personne d’aimer et d’être aimée. Elle a connu des amours authentiques avec ses amants, ses enfants, ses amis…. Cependant elle avait ce je ne sais quoi de figé et de réservé, qui retenait la libre expression de ses sentiments en deçà du potentiel de passion qui habite pourtant son être. C’est l’amour fou de la jeune fille qui s’était provisoirement figé, à cause du choc. Dans la chaleur de la conscience adulte et sereine, cette douceur de la jeune fille est revenue d’un coup (comme un robinet qu’on rouvre), a repris ses droits et a fini par complètement dissoudre la dose de colère et d’amertume qui s’était insidieusement sédimentée avec le temps.
Vous voyez, c’est par ce recouvrement d’âme qu’un ancien karma familial (qui datait peut-être d’avant l’amour de la jeune fille et de son petit amoureux) s’est délié, avec courage et intelligence, au moment où la dame accueille sa jeune fille intérieure et la prend dans ses bras tout à la fois de maman et de grande soeur. Alors, la jeune fille que cette dame n’a jamais cessé d’être, reprend vie, et reprend place dans la vie de la dame. Toutes deux réunies, vont gagner en sensibilité et en puissance, en liberté et en amour pour la vie.
Voici un exemple simple et beau qui fait comprendre ce qu’est le recouvrement d’âme, naturel, sans tambours ni champignons chamaniques.
Thérapie de l’âme
Le Rituel de magie opérative (ou magie naturelle adossée à une conscience profonde de la métaphysique de l’octogone) qui va être présenté, est un protocole d’auto-guérison, qui allie et combine :
- La puissance de la Géométrie, qui évoque l’harmonie de l’Unité
- Le pouvoir de la Parole sacrée, avec des sons et des onomatopées, diversement modulées (prévoir en complément un texte court, pensé pour son contenu, mais aussi pour ses sonorités)
- Le pouvoir du Geste sacré, avec des déplacements dans l’espace
- L’évocation de l’Unité, par la Prière Dirigée, qui met en meut les Lois Divines, à partir du language de la nature, simple et direct :
-
- des sons,
- des lumières, des couleurs,
- des orientations,
- des parfums,
- divers supports en correspondance avec la guérison souhaitée (des photos, des objets symboliques, etc…)
- divers outils rituels si besoin : des cristaux, des remèdes, une baguette, une épée, une coupe, etc… Ce sujet sera traité par ailleurs dans cet article sur les objets rituels.
Le rituel permettra tout à la fois de :
- rétablir l’unité de l’âme et la paix de l’unité en soi,
- procéder à un puissant nettoyage énergétique,
- réunifier la personnalité fragmentée,
- et ainsi réamorcer un processus de confiance en soi, se traduisant par le rétablissement de l’amour de soi-même.
Pour connaître la suite de notre voyage au sein de la thérapie de l’âme, lisez la suite de cet article à travers notre article suivant proposant un protocole de guérison de l’âme, dans un octogone opératif…