Rester ensemble ou se séparer ?

rester ensemble ou se séparer ?

Est-ce la solution de se séparer, quand on n’est plus bien ensemble ?

Pas toujours. Cela dépend de vos objectifs dans la vie…

Examinons les différents cas de figure, et mettons-y un brin de spiritualité, afin d’être juste dans tous les cas.

  • Se séparer peut-être douloureux, mais c’est parfois une bonne chose…
  • Se séparer peut être une erreur, quand il aurait mieux valu insister un peu pour rester ensemble ?

« On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve ! »

Vous vous êtes rencontrés il y a quelques temps : plusieurs semaines, mois, années ou décennies.

Au début, c’était chouette, évidemment.

Mais, comme le disait Héraclite, tout change en ce bas-monde et rien ne reste fixe d’une manière éternelle :

  • Peut-être avez-vous pris des engagements l’un envers l’autre, au nom desquels vous vous êtes investis côte à côte pour construire votre vie commune. Tout a été pas trop mal (du moins, on vous le souhaite), avec des joies et des peines (forcément). Et puis la passion des débuts a laissé place à une forme de quotidien, plus ou moins satisfaisant, auquel vous vous êtes habitués, tout en faisant pas mal de concessions. Et enfin, patatrac, il s’est passé l’inévitable : vous avez rencontré (à moins que ce ne soit l’autre à qui c’est arrivé) une autre personne avec qui vous vous êtes senti(e) plus en vie. Le contrat d’engagement mutuel a été rompu. Et une fois que ça s’est su, il a bien fallu choisir : rester ensemble (et renoncer à l’aventure excitante) ou bien se séparer (et renoncer à tout ce que vous aviez commencé à construire ensemble).
  • Peut-être que forts de cette belle entente de vos débuts, vous aviez investi ensemble, construit un partenariat professionnel, fait des enfants, ou adopté un canari… Quoi qu’il en soit, si maintenant vous deviez vous séparer, ce serait douloureux, parce qu’il faudrait partager, déchirer, détruire en partie ce qui avait commencé à être bâti. Il faudrait renoncer aux rêves que vous aviez nourris ensemble, admettre l’échec, accepter de perdre. Il faudrait changer vos habitudes, assumer les décalages entre vous, l’un étant peut-être plus à l’aise que l’autre, ou plus vulnérable. Alors, parfois on reste ensemble. Et pas toujours pour de bonnes raisons. Des fois c’est par amour véritable, et parfois c’est par lâcheté ou peur de l’inconnu, et au nom de diverses compromissions.

Nota : Vous êtes peut-être très heureux en couple en ce moment, et depuis des années. Bravo, nous en sommes très heureux pour vous et espérons sincèrement que vous continuiez cette formidable aventure de couple. Mais si c’était le cas, vous ne liriez probablement pas cet article, qui questionne l’opportunité ou non de se séparer. 🙂

Quoi qu’il en soit, il y a toujours 4 cas de figure. Chacun les adaptera à sa situation spécifique :

  • rester ensemble, et c’est une réussite ;
  • rester ensemble, et c’est un échec ;
  • se séparer, et c’est une réussite ;
  • se séparer, et c’est un échec.

Développons :

 

1er cas de figure : rester ensemble

  • C’est une réussite, si on s’aime et si on parvient à dépasser les vicissitudes au profit d’une entente avec satisfaction mutuelle. Il faut renégocier les accords en périphérie, mais sur le fond, l’alliance en sort grandie, et la relation en est encore renforcée.
  • C’est un échec dans le cas contraire : on ne s’aime pas suffisamment pour dépasser les souffrances occasionnées, on s’en veut, on ne parviendra plus à se faire confiance. Mais on ne peut se résoudre à continuer séparément, alors on restera ensemble tout de même, sans parvenir à retrouver la paix et l’amour. La vie ensemble sera dorénavant faite de frustrations de dureté et de déceptions.

 

2ème cas de figure : se séparer

Rester ensemble ou se séparer ?

Là aussi, deux options : la réussite ou l’échec.

C’est une réussite, si séparément, chacun trouve un meilleur équilibre.

  • Peut-être qu’on s’aime toujours, mais depuis une certaine distance dorénavant instaurée, qui n’empêche pas l’amour profond. La séparation aura permis cela, qui était mieux que la confusion précédente.
  • Peut-être qu’on ne s’aime plus, au sens ordinaire du terme. Mais on se relance chacun de son côté dans une expérience gratifiante, tirant chacun l’enseignement de l’expérience précédente, afin de ne pas commettre deux fois les mêmes erreurs. La séparation aura donc été une réussite, si chacun en est plus heureux et continue sa progression personnelle. Dans ce cas de figure, rester ensemble n’aurait été qu’une stagnation qui aurait fini par rendre les deux malheureux.

C’est un échec, si on reste malheureux après la séparation, éternellement nostalgique ou revanchard, coincé dans le passé.

Voilà, c’est aussi simple que ça. Comme dans toute situation, il y a d’abord un, puis deux, puis 4 cas de figure, au fur et à mesure que s’ouvre l’arborescence des possibles.

Le schéma suivant montre une unité originelle (le carré blanc du pourtour) qui s’ouvre en deux (noir et blanc). Puis chaque sous ensemble se réouvre lui-même en deux, ce qui donne nos 4  cas de figure : noir de noir, blanc de noir, noir de blanc, blanc de blanc.

se séparer ou bien rester ensemble

Comme le dit Jacques Breyer dans « Au-dessus des Tombeaux », à propos de l’Amour

L’Amour est Universel; l’Amour possède une infinité d’Aspects.

Voyons à ce sujet, les rapports du Couple humain :
sur tous les échelons de la société, nous pouvons prendre la vie à l’endroit, ou bien à l’envers.

Semblablement, un Couple (quel qu’il soit) est une réussite ou un échec.

… Il est une réussite, quand il a décidé de considérer ses qualités avant ses défauts. (Existence positive).

… Il est un échec, dans le cas opposé. (Existence négative).

On retient de « l’Autre » les vertus spécifiques de son Être, au lieu de s’y abîmer et de le blesser dans la recherche vaine de ce qu’il n’A pas.

« L’Autre » est un Miroir, devant lequel chacun de nous est en face de son propre Caractère, qui est une Synthèse de notre Corps, de notre Ame, et de notre Esprit.

C’est là un Grand Jeu possible, par Sexe, Coeur, Tête, afin de s’Exhausser à deux en comprenant la Loi, mieux que de se Détruire en ne voyant que soi.

L’Archétype propose une Perfection Androgy- nale, c’est un Déterminisme Principiel… et l’Homme en dispose avec des nuances, c’est un Libre Arbitre effectif ou Terminal, sans lequel Tout ne serait pas Accompli… faisant de Dieu une Impuissance qui ne pourrait Créer.

 

La grande question

La vraie question n’est pas tant de savoir si on va rester ensemble ou se séparer, mais de faire en sorte d’être heureux, ensemble ou séparément.

Mais allons encore un cran plus loin, la grande question n’est même pas de réussir ou de rater sa vie, en étant heureux ou non. La vie n’est pas quelque chose à réussir. Et le bonheur n’est pas un résultat à atteindre. C’est plutôt un processus à vivre, instant après instant (et pas un « objet » à posséder). Ce n’est même pas un processus que l’on peut diriger, c’est la Grande vie à laquelle on peut s’adonner ou bien se refuser. C’est tout.

La vie est bien réelle.

Mais dun certain point de vue, on peut aussi dire que la vie n’est qu’un rêve, dont il convient surtout de s’éveiller spirituellement.

Améliorer les conditions du rêve est une chose sans grand intérêt (et finalement hors de notre portée, car malgré les apparences, nous n’avons pas ou peu de « contrôle » sur ce qui est déjà en grande partie déterminé).

 

Comment s’échapper d’un cauchemar ?

En se réveillant !

Rien de moins, rien de plus.

Le rêve étant le reflet de l’état d’alignement intérieur du rêveur (s’il digère mal son repas, ses émotions, ou ses pensées, le rêve sera un cauchemar). Mais il ne s’agit pas de transformer le cauchemar en rêve paradisiaque, que de tout simplement se réveiller. Telle est la vraie question de fond, sous-jacente aux agitations de surface.

Se séparer ou rester ensemble est une question opérationnelle, qu’il faudra traiter à son plan, parce que ne pas prendre position reviendrait à se voir imposer une « solution par défaut ». Nous ne disons pas ici qu’il conviendrait de déserter de ses responsabilités, en fuyant les manifestations du désir ou en renonçant à son libre arbitre.

Nous disons, qu’il s’agit de voir le jeu dans son ensemble, et de voir que cette question finalement est de moindre importance par rapport à la question cruciale de la Vie : Ce qu’il faut, c’est s’éveiller !

Ensemble ou séparément, rester unis ou se séparer, cela ne compte pas face à l’éternité.

 

L’union des polarités yin-yang

Rester ensemble avec tel individu, se séparer de tel autre, choisir une personne plutôt qu’une autre… ce sont des choix qui parfois s’imposent, nécessaires et structurants, que personne ne peut faire à notre place.

Mais il faut être lucide sur le fait que ce sont des choix de surface, finalement de moindre importance face à la question de l’éveil spirituel.

En effet, il ne faut pas oublier que derrière ces « personnes », c’est toujours l’union des polarités universelles dont il est en fait question. C’est la dynamique interne du yin-yang, qui s’exprime dans des tensions d’attraction/répulsion entre les individus.

Une relation n’est pas une histoire de « elle » et « lui » (supposons) : en fait c’est le yin-yang, qui cherche à s’exprimer à travers « elle et lui ».

Sur un plan psychologique, egotique, les questions de personnes semblent très importantes. Mais sur un plan spirituel, même partiellement libéré de l’identification exclusive à l’ego et aux contenus du mental, ce ne sont que des jeux de polarités au sein de l’Unité. Cela n’est pas si « personnel » que ça en a l’air.

Bien sûr, dans l’instant, il faut absolument vivre pleinement la relation, y compris dans sa dimension personnelle, mais il ne faut pas oublier que ce qui se joue entre les personnes les dépasse. C’est en fait largement « impersonnel ».

 

L’enjeu spirituel d’une relation

Etrangement, l’impersonnel se témoigne à travers le personnel, comme l’Unité à travers la Dualité. L’enjeu d’une relation est double. Grâce à la magie d’une relation qui nous plonge dans la profondeur de l’intimité, il s’agit de faire une double découverte :

  • la découverte de l’Unité impersonnelle à travers l’autre personne ;
  • le reconnaissance de l’Unité au fond de soi-même.

Si bien qu’on se prend compte de l’étrangeté suivante :

Tandis que je nous nous aimons, c’est l’Unité qui S’Aime Elle-même à travers nous (mais, dans le monde des apparences, c’est bien « A » qui aime « B ». Il ne s’agit pas d’une histoire entre n’importe qui, c’est bien de A et B dont il s’agit !) :

  • Je vois Dieu en elle, qui est une expression particulière de la grande Déesse (l’aspect féminin du Dieu Unité).
  • Et ce qui en moi, voit cette Unité par delà le voile des apparences, où chaque chose semble séparée, c’est… Dieu également ! Cela vient d’au-delà de moi et cela va au-delà d’elle…

Et si, comble de la merveille, il s’avère qu’au Miroir, il se passe le même phénomène de l’autre côté, pour l’autre personne :

  • Elle voit Dieu en moi (une autre façon de dire, qu’elle se sent tellement unie, qu’elle vit une expérience d’Unité)
  • Et, à n’en pas douter, c’est Dieu en elle, qui est capable de déceler l’Unité, au fond de « moi »

Alors dans ce cas,  on peut dire que : C’est Dieu Lui-même, qui s’Aime à travers nous.

 

Les jeux de l’Unité

Ce sont les Jeux de l’Unité qui s’Accomplissent au sein de la Dualité. Tel est je crois, je véritable enjeu des Couples, quels qu’ils soient. C’est même le fameux « Beau Plan de l’Architecte », l’intention qui anime l’élan créateur. L’Unité se projette à travers la dualité, pour encore mieux être l’Unité, en se saisissant d’elle-même…

Dans une telle perspective, rester ensemble ou se séparer ici-bas est un choix assez dérisoire, au regard d’instants d’Eternité, qui scellent une Union au-delà du temps et de l’espace.

Il est même possible que l’on puisse se « rater » en partie (il y a eu des confusions ou des empêchements divers, qui ont fait que dans cette expérience d’incarnation, on n’a pas pu aller complètement jusqu’au bout de ce qui aurait été possible dans d’autres conditions plus auspicieuses…). Mais l’Union véritable a tout de même été vécue, même si elle n’a été touchée que du bout des doigts. L’Unité a tout de même été goûtée, dans un instant d’Eternité.

Dans ce cas, tout en restant concentré dans la « partie », dans le jeu de cette aventure particulière, vous savez intimement que vous êtes arrivé à destination, et que la partie est déjà « gagnée » pour toujours. Vous êtes peut-être uni à cet être, au-delà de vos petites personnes… mais surtout : vous êtes unifié, vous-même, en vous-même !

Et ceci était le but de l’incarnation, qui dès lors peut se poursuivre ou s’interrompre, avec ou sans cette personne, car les jeux sont faits et l’amour est Eternel.

Cet amour particulier, certes est éternel, mais l’Amour tout court est dorénavant un état disponible à votre expérience, qui ne vous empêche pas d’en aimer d’autres, d’aimer toujours…

Ainsi peut-on voir clairement que ce qui se joue à travers les personnes, dépasse largement la dimension personnelle.

 

L’infinie Créativité de Dieu

A partir de cet état d’amour en Soi, qui est un état responsable et éminemment respectueux de soi et d’autrui, on peut imaginer que de nombreux cas de figure soient possibles :

  • rester célibataire ou vivre à deux,
  • nourrir une ou plusieurs relations,
  • successivement ou simultanément,
  • les envisager de manière Platonique ou les explorer jusqu’à la sexualité,
  • y vivre de l’intensité par de grandes émotions, ou bien distiller la finesse des sentiments dans une grande tranquillité…

C’est Dieu, qui dorénavant a pris les rennes en Soi. Et rien n’entrave sa Créativité.

Nota : La liberté n’est pas le libertinage ! Dieu est peut-être créatif, mais il est cohérent. Il est aimant mais pas « volage ». Puissent donc nos considérations plutôt « libérales », inspirées du Fronton, ne pas servir de prétexte à la dispersion et à la débauche (qui n’est pas condamnable moralement, mais n’a rien à voir avec ce que nous évoquons là).

rester ensemble ou se séparer ?

 

Vivre sainement la colonne noire de son Portique personnel n’est pas une faiblesse, c’est une nécessité. Et on peut assumer toutes les dimensions de sa condition, selon diverses modalités liées à l’infinie créativité de Dieu, sans faire de mal à personne et sans se compromettre. C’est là la grande discipline, l’art du bonheur, l’art de l’Amour donnant (qui n’a rien à voir avec les jeux de séduction qui cherchent plutôt à prendre).

Nota : … Et, au passage, le tantrisme authentique n’a sans doute rien à voir avec « des faux gourous qui couchent avec leurs élèves ». Ceci serait d’ailleurs pas bien méchant (voir même plutôt « croquignol »), si ce n’était pas si hypocrite, et du coup un peu misérable.

Quant à de véritables Maîtres de la Liberté, il serait sans doute hasardeux de prétendre juger de leurs choix libres, depuis nos conditionnements mentaux étroits.